Les pieds gelés, les coeurs au chaud

Avec le refroidissement éolien, le mercure a chuté... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Avec le refroidissement éolien, le mercure a chuté à -34 °C vendredi matin. Mais pas de souci : les bénévoles étaient bien équipés pour livrer les Paniers de l'espoir.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Quelque 260 bénévoles ont bravé le froid vendredi matin pour distribuer les Paniers de l'espoir de la Fondation Rock-Guertin. Munis de leur manteau le plus chaud, de leurs gants et de leurs tuques de père Noël - mais surtout de leur sourire et de leur bonté - ils ont rendu visite à 2200 familles dans le besoin qui les attendaient avec impatience.

« Il fait très froid, mais les gens sont bien habillés. Ils connaissent la game! », constatait Denis Fortier, directeur général de la Fondation.

Pendant que les denrées étaient dispensées aux quatre coins de la ville à bord de 43 camions de livraison ornés d'immenses boucles de Noël, 240 autres bénévoles s'affairaient à assembler les derniers paniers dans l'entrepôt de la rue Cherbourg.

Après 34 éditions, l'opération est parfaitement rodée. Les bénévoles saisissent un panier d'épicerie ainsi qu'une feuille leur indiquant les denrées à collecter, puis sillonnent les allées de l'entrepôt à la queue leu leu pour remplir leur chariot. Ils rejoignent ensuite leur équipe à une table, où les aliments sont répartis dans plusieurs boîtes de carton, toutes destinées à une seule et même famille, comptant parfois jusqu'à une dizaine de membres.

« Faire tout le circuit pour mettre les denrées dans les boîtes, ça prend sept minutes pour chaque panier qu'on fait », indiquait M. Fortier.

Chaque fois qu'elle terminait un tour de l'entrepôt avec son panier, Margaret Alden sortait un petit carnet de sa poche pour le noter. Vers 11 h, elle avait déjà complété le parcours 28 fois.

« L'année passée, j'avais fait 45 paniers. Je vais essayer d'en faire au moins le même nombre cette fois-ci! », disait celle qui s'implique à la Fondation depuis une quinzaine d'années.

Du bénévolat à l'allure de grande fête

Avant même d'entamer la journée de vendredi, la Fondation Rock-Guertin savait qu'elle effectuerait une livraison record : 2200 familles, c'est 50 de plus que l'an dernier. Comment expliquer que la générosité des Estriens ne cesse de croître année après année?

« Les gens ont adopté la cause de la Fondation, ça va faire 35 ans l'année prochaine, alors les gens veulent continuer à donner, mentionnait Denis Fortier. Nos partenaires sont aussi très fidèles. Les gens ont la cause à coeur, et c'est grâce à eux qu'on peut faire ça ensemble. »

Parmi les bénévoles les plus loyaux, on compte Pierre Morency, qui participait à la distribution des Paniers de l'espoir pour la 26e année consécutive.

« Je suis allé plusieurs années à l'extérieur porter les paniers, mais aujourd'hui, je suis bien content d'être en dedans! », soulignait-il.

« C'est une belle mission : c'est important de donner au suivant, et le volet environnemental me tient aussi beaucoup à coeur, d'ajouter M. Morency. En même temps, c'est une grande fête! On se rend compte qu'on est chanceux, parce qu'il y a de plus en plus de pauvreté et d'inégalités. »

Pour sa part, Carole Lamothe a été invitée à participer à l'événement pour la première fois par sa tante il y a huit ans. Depuis, elle est de retour chaque mois de décembre et sollicite à son tour l'aide de ses proches, dont celle de son amie Nadia Pelletier, qui l'accompagnait vendredi.

« J'adore ça, c'est vraiment le fun! Il y a une belle frénésie, ça roule, on n'a pas le temps de s'ennuyer! », commentait la nouvelle venue.

« Quand on commence, on veut toujours revenir! », faisait valoir Mme Lamothe.

Une trentaine d'employés de Ressources Naturelles Canada s'étaient également déplacés afin de mettre la main à la pâte. 

« C'est ma sixième année à l'intérieur, j'ai fait ma première année dans les camions de livraison. De voir la réaction des gens qui reçoivent les paniers, c'est très touchant », racontait Mireille Simard.

« C'est valorisant, parce qu'on a vraiment l'impression de participer à quelque chose d'important, disait quant à elle Marie-Claude Marcil. C'est un bel exemple à donner à nos enfants aussi. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer