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Ottawa avait prévu l'exploitation des résidus miniers, assure la ministre Bibeau

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Selon la ministre estrienne Marie-Claude Bibeau, les nouveaux règlements déposés par Ottawa pour prohiber la production, l'utilisation, l'importation ou l'exportation d'amiante au Canada prévoyaient au départ cet aspect névralgique pour la diversité de l'économie de la MRC des Sources.

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(Sherbrooke) Ce n'est pas la mobilisation régionale de dernière minute qui a poussé le gouvernement de Justin Trudeau de laisser la porte ouverte à la valorisation des résidus d'amiante dans sa nouvelle politique bannissant le minerai au pays.

Selon la ministre estrienne Marie-Claude Bibeau, les nouveaux règlements déposés par Ottawa pour prohiber la production, l'utilisation, l'importation ou l'exportation d'amiante au Canada prévoyaient au départ cet aspect névralgique pour la diversité de l'économie de la MRC des Sources.

« J'ai vérifié, c'était déjà là. Je me suis assurée que c'était bien écrit au départ. Pas juste à la dernière minute », affirme la députée de Compton-Stanstead dans un entretien accordé à La Tribune.

« Je constate aujourd'hui que nous avons pris la bonne décision. L'interdiction de l'amiante était dans notre programme électoral. »

Comme promis, Ottawa a décidé d'interdire complètement l'amiante et l'importation de produits qui en contiennent dès 2018. Mais, soupir de soulagement dans la région où des projets de valorisation des montagnes de résidus sont en cours, on donne le feu vert aux régions du Québec qui souhaitent les exploiter.

Des intervenants ont uni leur voix afin de réclamer que la nouvelle politique du gouvernement fédéral ne vienne pas tuer dans l'oeuf des projets comme ceux annoncés dans les secteurs d'Asbestos et Thetford Mines.

Les entreprises Mag One et Alliance-Magnésium ont des projets pour extraire le magnésium des résidus miniers des anciennes mines d'amiante. Ces projets pourraient relancer des économies de ces régions.

Mme Bibeau a expliqué que de nombreux coups de téléphone ont été échangés le week-end dernier entre son bureau et ceux des députés Karine Vallières, Alain Rayes et Luc Berthold afin d'éclaircir les principes de la nouvelle politique.

« Nous pouvons penser que les gens sont maintenant rassurés. La possibilité d'exploiter les résidus miniers est écrite noir sur blanc », assure la ministre du Développement international et de la Francophonie.

« C'est effectivement un enjeu pour notre région. Nous sommes en faveur de la diversité économique, mais en respect de la santé des gens. »

Mme Bibeau se dit consciente qu'il se peut que des traces d'amiante puissent encore se trouver dans les résidus miniers qui meublent le paysage de la MRC des Sources. Mais elle ajoute que des technologues peuvent aujourd'hui minimiser les risques pour les travailleurs.

De même souffle, elle souligne que la responsabilité de préserver la santé des personnes qui seront engagées pour la réalisation des projets de valorisation des résidus relève du gouvernement provincial.

Pôle de développement industriel

Par ailleurs, la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger, a quant à elle indiqué que ce qui a été annoncé est rassurant pour la poursuite du projet de pôle de développement industriel et minier de la MRC des Sources, dont le principal volet repose sur un Centre d'innovation minière. Avec ce centre, les responsables souhaitent recycler les résidus miniers. Avec Isabelle Pion

Berthold et Rayes affirment être rassurés

Les députés Luc Berthold de Mégantic-L'Érable et Alain Rayes de Richmond-Arthabaska se sont dits rassurés d'entendre le gouvernement confirmer que la valorisation des résidus miniers n'est pas visée par le projet de modification du règlement relatif à l'utilisation de l'amiante.

« Nous allons participer activement au processus annoncé par le gouvernement afin de nous assurer que les modifications qui seront apportées aux lois et règlements soient conformes aux paroles rassurantes de la ministre des Sciences, Kirsty Duncan, concernant l'accès aux résidus miniers. Il en va de l'avenir de nos régions », ont-ils affirmé.

Les députés conservateurs ont demandé et obtenu de la ministre l'assurance qu'un canal de communication direct sera maintenu avec les MRC des Appalaches et Des Sources pour toute la durée du processus.

Impliqués dans la défense de l'avenir économique de leur région respective depuis le dépôt du projet de loi privé par le Nouveau Parti Démocratique, MM. Berthold et Rayes affirment qu'ils ont eu le temps de sensibiliser le gouvernement aux risques pour leurs régions d'un bannissement aveugle qui ne tiendrait pas compte du potentiel économique des résidus miniers. Des démarches étaient en cours auprès des ministres des Sciences, de la Santé, des Ressources naturelles et du Développement international depuis plusieurs semaines et les deux communautés étaient très engagées dans ce processus d'information auprès des cabinets libéraux.

« Nous réitérons d'ailleurs notre invitation à la ministre Duncan et ses collègues de se rendre dans nos régions afin de constater cet énorme potentiel économique », ont lancé les députés Berthold et Rayes.

Ils ont poursuivi en saluant la collaboration des intervenants politiques et économiques de leurs circonscriptions qui s'investissent dans ce dossier. « C'est en faisant front commun que nous réussirons à protéger l'avenir de nos communautés. » Avec Nelson Fecteau




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