Sévigny et l'UMQ misent sur l'autonomie des municipalités

Le président de l'UMQ et maire de Sherbrooke... (Spectre Média, René Marquis)

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Le président de l'UMQ et maire de Sherbrooke Bernard Sévigny concluait sa tournée des régions dans sa ville, mercredi. Le caucus de l'UMQ s'y réunissait en soirée.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny concluait mercredi sa tournée des régions du Québec à titre de président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Le 15e et dernier arrêt de la tournée, qui avait comme orientation le développement local et régional, était prévu chez lui, à Sherbrooke. Le caucus de l'UMQ se rencontrait d'ailleurs en soirée à l'Hôtel Times, où il devait notamment être question du projet de loi 122 sur l'autonomie des municipalités.

En plus de gagner plus d'autonomie dans le projet de loi du ministre Martin Coiteux, les municipalités hériteront d'un fonds d'appui de 100 M$. « Les paramètres pour répartir cette somme restent à être définis. Ce que le projet de loi nous apporte, c'est de la souplesse, par exemple pour les terrains contaminés. Nous pourrions leur appliquer une taxe qui nous permettrait de constituer un fonds pour décontaminer nos terrains quand nous avons un projet », illustre M. Sévigny, qui qualifie l'entente d'historique.

Si le projet de loi fera l'objet d'une commission parlementaire, le président de l'UMQ est convaincu qu'il permettra un gain d'efficacité énorme. « Dans certains cas, si nous avons un projet structurant, il n'aurait plus à être soumis à une approbation référendaire. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aurait pas des consultations. Pour le moment, nous nous rendons compte que des petits groupes de citoyens empêchent la réalisation de certains projets. »

Bernard Sévigny cite aussi les limites de vitesse, qui pourraient être fixées par la Ville, comme sur le boulevard de Portland, où Sherbrooke souhaiterait l'augmenter à 60 ou 70 km/h. La rémunération des élus serait aussi fixée... par les élus. « S'il y a des abus, les élus répondront aux citoyens. La reddition de comptes se fera aux citoyens plutôt qu'à Québec. Partout où je passe, les municipalités sont heureuses de ces orientations. »

M. Sévigny compte convaincre les citoyens de l'utilité du projet de loi en faisant valoir l'intérêt commun plutôt que celui de l'individu, dans le cas des changements de zonage par exemple. « Dans l'ensemble du Québec, il y a des orientations de densification. Ça nécessite des requalifications. Il faut maximiser les infrastructures. Il faut faire valoir l'intérêt collectif. À terme, qu'un groupe de 13 citoyens détiennent tout le pouvoir alors que nous sommes 20 élus autour de la table, c'est nous qui devrions prendre la décision. »

L'UMQ continuera donc de faire une priorité de la défense du projet de loi jusqu'à son adoption en juin.

Dans le cadre de sa tournée provinciale, Bernard Sévigny aura par ailleurs rencontré environ 500 élus et acteurs du développement économique sous le thème « Voir grand ». Il était entre autres question de la loi sur les expropriations, à laquelle s'est frottée la Ville de Sherbrooke pour les terrains à échanger avec la commission scolaire pour la construction de nouvelles écoles. « Ce sont des terrains que nous avons payés au prix du propriétaire. » La Ville a dans le même sens usé de « haute voltige » pour éviter de tomber sous la loi sur l'expropriation dans le projet Well inc. « La loi est mal adaptée pour les municipalités. Dans deux provinces seulement, nous devons acheter au prix fixé par le propriétaire. Dans les huit autres provinces, l'achat se fait selon la valeur marchande. Le ministre a accepté de l'intégrer parmi ses chantiers. »

Parmi les autres sujets à l'étude, les 187 milliards $ que le gouvernement fédéral injectera en 12 ans dans les infrastructures. « Il y a un enjeu stratégique pour la répartition équitable de ces fonds-là. »

Depuis le début du mandat de Bernard Sévigny, une mission économique a été organisée à New York. Un sommet sur les gouvernements locaux s'est tenu, et un Laboratoire d'idées pour définir le rôle des municipalités pour le développement économique a été créé.

Le monde municipal, selon M. Sévigny, gère 60 % des infrastructures publiques et compte 80 000 employés et 8000 élus.

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