Plus d'embauche d'infirmières en Estrie qu'ailleurs au Québec

Le Québec comptait en 2015-2016 584 infirmiers et... (Archives, La Presse)

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Le Québec comptait en 2015-2016 584 infirmiers et infirmières de plus que l'année précédente. La région de l'Estrie a embauché près de 250 infirmières de la relève au cours de la dernière année.

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(Sherbrooke) Le nombre d'infirmières et d'infirmiers inscrits au Tableau de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) s'élevait à 74 206 en 2015-2016, soit 584 membres de plus que l'année précédente. Par ailleurs, l'OIIQ a délivré 3879 permis pour la même période, a dévoilé mercredi l'OIIQ.

Depuis les trois dernières années, l'OIIQ délivre annuellement plus de 3500 permis, des chiffres notamment attribuables au nombre élevé de diplômés des programmes québécois de formation. Ainsi, la relève comble les départs à la retraite et conduit, cette année encore, à une légère croissance de l'effectif global.

L'Estrie se démarque avec le taux de croissance de son effectif infirmier le plus élevé en 2015-2016. Au cours de la dernière année, l'effectif infirmier de l'Estrie a enregistré une croissance de 4,2 % alors que le taux provincial est de 0,8 %. Cette forte croissance s'explique, en partie, par le fait que la région a embauché près de 250 infirmières de la relève au cours de l'année. En outre, le taux d'emploi à temps complet de l'effectif infirmier est parmi les plus élevés, soit 64 % comparativement à 60 % dans l'ensemble. Même constat pour la relève infirmière : 39 % travaillent à temps complet alors que cette proportion est de 28 % pour l'ensemble de la relève infirmière au Québec.

Toujours en Estrie, le taux de poursuite des études universitaires pour la relève titulaire d'un DEC est de 55 %, soit une proportion légèrement supérieure à la moyenne provinciale de 51 %.

Au 31 mars 2016, 3130 infirmières et infirmiers exerçaient la profession dans la région de l'Estrie, soit 4,5 % de l'effectif provincial. Ainsi, la région compte 9,7 infirmières pour 1000 habitants, ce qui la place au-dessus de la moyenne provinciale de 8,4.

« Depuis trois ans, on a mis en branle un chantier d'attraction et de rétention de notre effectif qui porte fruit. Les actions en place pour recruter et retenir nos infirmières ont fonctionné et c'est la première année qu'on a dû diminuer notre recrutement. On en fait encore, mais moins, car cette année on a pu combler nos postes vacants, on a diminué notre temps supplémentaire et on a moins eu recours à la main-d'oeuvre indépendante », souligne Lise Montagne, directrice des soins infirmiers au CIUSSS de l'Estrie CHUS.

« La situation n'est pas pour autant optimale, car la récente fusion des 14 établissements d'origine en Estrie fait en sorte qu'on doit composer avec des conditions de travail distinctes. Le bilan démontre certaines difficultés à ce niveau, mais on développe des outils pour harmoniser nos pratiques », ajoute Mme Montagne.

Plus formé, plus jeune

et plus masculin

Au Québec, un meilleur taux d'emploi est observé pour les diplômés universitaires. Jusqu'en 2012-2013, le taux d'intégration sur le marché de l'emploi variait entre 93 et 94 % et on ne notait pas de différence entre les diplômés collégiaux et universitaires. Toutefois, en à peine trois ans, le taux d'emploi des diplômés universitaires est demeuré juste sous la barre des 90 %, tandis que celui des diplômés collégiaux est descendu à 83 %, une différence de 7 points de pourcentage.

Pour la première fois au Québec, la poursuite des études au baccalauréat dépasse 50 %. En effet, 51 % de la relève 2015-2016 titulaire d'un DEC s'est inscrite au baccalauréat en sciences infirmières (cheminement DEC-BAC) au cours de l'année. Il s'agit du taux le plus élevé enregistré à ce jour. Toutefois, malgré cette percée, le Québec continue de prendre du retard par rapport au reste du Canada : l'effectif infirmier du Québec compte 40 % d'infirmières et d'infirmiers bacheliers, contre 54 % à 64 % dans les autres provinces canadiennes.

Aussi pour la première fois depuis plus de dix ans, l'âge moyen de l'effectif passe sous la barre des 43 ans pour se situer, au 31 mars 2016, à 41,9 ans. Ainsi, le sommet de la pyramide des âges s'est déplacé du côté des plus jeunes et les infirmières et infirmiers âgés entre 25 et 34 ans sont désormais plus nombreux que ceux âgés entre 45 et 54 ans, soit 17 888 contre 17 439.

Quant à la proportion de l'effectif infirmier masculin, en 2015-2016, la profession compte 10,9 % d'hommes. Si l'on considère uniquement la relève, cette proportion s'élève à 12,9 %. La présence des hommes dans l'effectif du Québec est largement supérieure à ce qu'on trouve dans les autres provinces canadiennes, soit 8 % ou moins des effectifs.

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