Un écrin pour les archives de la région

L'inauguration du Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine, situé dans le... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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L'inauguration du Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine, situé dans le sous-sol de la cathédrale Saint-Michel, s'est déroulée en présence de plusieurs dignitaires, dont l'archevêque de Sherbrooke Mgr Luc Cyr, le ministre de la Culture du Québec, Luc Fortin, et le président du Regroupement des archives du Séminaire de Sherbrooke et de l'Archidiocèse de Sherbrooke (RASSAS), Michel Joncas

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Après sa chapelle privée réputée pour son architecture et ses oeuvres d'Ozias-Leduc, la cathédrale-basilique Saint-Michel recèle un nouveau trésor : le Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine, dont l'agrandissement et le réaménagement au coût de 1,2 M $ ont été inaugurés mardi soir en présence d'une centaine de dignitaires.

Situé dans une partie du sous-sol de la cathédrale, qui fut pendant 40 ans le choeur de la deuxième cathédrale de Sherbrooke, le Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine est l'aboutissement d'un long projet entrepris par Mgr Georges Cloutier et l'abbé Robert Paré, décédés plus tôt cette année.

L'agrandissement et le réaménagement ont été réalisés grâce à une subvention de 600 000 $ du ministère de la Culture du Québec, auquel se sont joints le Séminaire de Sherbrooke, les Petites soeurs de la Sainte-Famille, les Filles de la charité du Sacré-Coeur de Jésus, les missionnaires Notre-Dame-des-Anges et les Frères du Sacré-Coeur. Chacune de ces communautés religieuses ont d'ailleurs profité de l'inauguration du Centre pour y déposer un objet précieux de leur collection à des fins de conservation.

L'archevêque de Sherbrooke, Mgr Luc Cyr, a exprimé le souhait que le Centre serve à conserver « tout ce qui s'est fait de beau dans le diocèse » tant sur le plan religieux, social et culturel.

« On ne veut pas perdre cette richesse. Les générations passent, les communautés aussi. Depuis plusieurs années, nous avions ce souci de conserver cette mémoire, qui est un bienfait, pas seulement pour l'église mais pour toute la région », a déclaré Mgr Cyr.

Les travaux entrepris en août ont notamment servi à rendre le Centre conforme aux normes de conservation de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Un dispositif de protection contre les incendies a aussi été installé. Le Centre sera accessible au public à compter de janvier.

Fortin prend les rumeurs « avec un grain de sel »

Luc Fortin prend « avec un grain de sel » les rumeurs voulant qu'il perde le ministère de la Culture pour devenir ministre de la Famille lors d'un prochain remaniement ministériel que le premier ministre Philippe Couillard annoncerait après les Fêtes, selon plusieurs sources.

Interrogé à ce sujet mardi soir, alors qu'il prenait part à l'inauguration du Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine à la cathédrale Saint-Michel (voir autre texte), M. Fortin a esquissé un sourire en rappelant que la même rumeur courait déjà à son endroit lorsqu'il est devenu ministre... du Sport, il y a moins d'un an.

« Des rumeurs, il y en a toujours (...), alors je prends tout ça avec un grain de sel », a déclaré M. Fortin, en prenant soin de préciser qu'« en politique, on est toujours sujet aux changements » et que la décision de confier de nouvelles responsabilités à un député relève entièrement du premier ministre.

Quant aux informations voulant que la charge de travail au ministère de la Culture soit trop lourde pour un père de famille de trois jeunes enfants, M. Fortin a reconnu qu'il s'agissait « d'un défi » mais que lui et sa famille ont su le relever.

« C'est certain que le ministère de la Culture, ça demande à faire des activités partout à travers le Québec (...), mais on a pu faire les ajustements en conséquence et livrer la marchandise », a-t-il ajouté.

Amiante

Par ailleurs, Luc Fortin ajoute sa voix à ceux qui craignent les effets d'un éventuel projet de loi fédéral visant à interdire la fabrication, l'utilisation et la vente de l'amiante. Il croit qu'un tel projet de loi aura « des impacts économiques importants » pour les villes d'Asbestos et Thetford Mines, qui tentent de diversifier leur économie en revalorisant les résidus d'amiante de façon sécuritaire.

M. Fortin s'est montré catégorique : « On ne peut pas laisser passer ça et on ne laissera pas passer ça », a-t-il déclaré mardi soir au sujet du projet de loi qui serait déposé sous peu à la Chambre des communes.

Après le dépôt par le Nouveau Parti démocratique (NPD) d'un projet de loi il y a peu de temps, la rumeur s'intensifie depuis vendredi à l'effet que le Parti libéral du Canada déposerait sa propre mouture avant la fin de la présente session.

M. Fortin dit appuyer « à 100 pour cent » la position de ses collègues Karine Vallières, députée de Richmond, et Laurent Lessard, député de Lotbinière-Frontenac, dont les comtés couvrent respectivement Asbestos et Thetford Mines. Ces derniers ont demandé au gouvernement fédéral de clarifier sa position à l'égard du chrysotile et de rassurer les communautés ayant exploité le minerai pendant de nombreuses années.

M. Fortin a souligné les nombreux projets en cours sur le site de Mine Jeffrey qui a déjà fait l'objet d'investissements totalisant 6 millions de dollars grâce à son Plan de réaménagement et de restauration de son complexe minier.

« La région est en relance. Il ne faut pas freiner cet élan-là, a poursuivi M. Fortin. Il y a des choses qui peuvent être faites en toute sécurité. Il n'y a personne qui veut aller à l'encontre de ça. Il faut être conscient que la décision qu'envisage de prendre le gouvernement fédéral aura des impacts économiques importants chez nous. »

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