Piscine du CAP : pas de travaux avant 2021-2022

Des travaux évalués à quelque 3,5 M $... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Des travaux évalués à quelque 3,5 M $ devront être réalisés à la piscine du CAP du Cégep de Sherbrooke.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Faute de fonds, le Cégep de Sherbrooke ne pourra restaurer la piscine du Centre d'activité physique (CAP) avant 2021-2022, et ce, même si le bassin présente « déjà des signes de détérioration importants » selon des documents indiquant également que les travaux « devraient être réalisés dans les meilleurs délais ».

La piscine du CAP accueille tant la communauté collégiale que la population sherbrookoise.

« Il faut refaire le bassin de la piscine, qui est rendu à sa fin de vie utile. On sait déjà depuis 2014 qu'on va devoir le faire. On doit repousser ce projet-là jusqu'en 2021-2022, compte tenu de nos disponibilités budgétaires. C'est un projet majeur qui est, à ce moment-ci, évalué à quelque 3,5 M$. On verra en 2021-2022 à combien ce sera rendu. Ce n'est pas dangereux, on est capable de vivre comme ça, mais le bassin n'est pas étanche. C'est sûr qu'il faut faire des travaux, et 2021-2022, c'est vraiment le plus tard. Si on pouvait les faire plus tôt, ce serait beaucoup mieux », commente la directrice du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger.

Une étude a été commandée en 2014, selon Manon Desaulniers, directrice des ressources matérielles au Cégep de Sherbrooke. Une demande avait ensuite été déposée dans le cadre d'un programme provincial, mais elle n'a pas été retenue. Le Cégep avait également eu l'appui de la Ville de Sherbrooke.

« La piscine est l'un des gros volets des services à la communauté du CAP. Ça nous préoccupe, quand on va la fermer pour faire les travaux », note Mme Bélanger.

S'il n'y a pas de programme mis en place pour le soutien aux infrastructures sportives, le Cégep devra faire une demande d'emprunt de 1,9 M$. « Même si on reporte en 2021-2022, on n'est pas capable de se constituer une réserve suffisante pour réaliser ce projet-là », indique Mme Desaulniers. Les travaux, qui concernent tant l'étanchéité que le système de drainage, devront être réalisés dans leur ensemble en même temps.

L'institution a déjà déposé une demande d'autorisation d'emprunt pour faire les travaux de rénovation de l'enveloppe extérieure des résidences, des travaux de plus de 7,5 M$.

États financiers

Par ailleurs, les états financiers de l'année financière 2015-2016 montrent un déficit de près de 600 000 $, une somme moins importante que prévu.

« On avait prévu faire un déficit de 971 000 $ et finalement, il est plutôt de l'ordre d'un demi-million. On a un écart assez important », indique Mme Bélanger.

Différentes raisons expliquent ce déficit moindre, dont des sommes ponctuelles que l'institution a pu toucher.

L'établissement doit déjà composer avec un plan de redressement imposé par Québec, à la suite de l'adoption d'un budget déficitaire en 2015, adopté dans la foulée d'une série de compressions dans le milieu collégial. Ce plan s'applique à compter de la présente année financière (2016-2017).

Le budget 2016-2017 sera pour sa part équilibré, notamment grâce au réinvestissement dans le réseau.

« Ce qui nous reste à faire dans le plan de redressement, c'est de récupérer le déficit qu'on a fait cette année; on a une dette qui s'est accumulée à récupérer sur quelques années. Ça permet de voir l'avenir avec un peu plus d'optimisme. Je veux juste qu'on rappelle qu'on l'a fait à grand prix.  »

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