Un caisson hyperbare sous le sapin de Marylie

La mère de la petite Marylie, Julie Demers,... (La Tribune, Yanick Poisson)

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La mère de la petite Marylie, Julie Demers, accompagnée d'Isabelle Meilleur d'Oxy-Soins.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Grâce à la générosité de la communauté drummondvilloise, la petite Marylie Labarre, victime d'une quasi-noyade en avril, a reçu son propre caisson hyperbare, juste à temps pour Noël.

Soignant une pneumonie à l'hôpital Sainte-Croix, la fillette de deux ans et demi n'a pas pu être présente au moment de la remise de son précieux cadeau. C'est avec émotion et optimisme que sa mère, Julie Demers, a accueilli l'équipement d'une valeur de 25 000 $.

« Je ne m'attendais pas du tout à ça, je suis vraiment contente. Ça va aider ma fille à faire des progrès. Ça va permettre de voir si ça va vraiment améliorer de façon importante ses capacités cervicales », indique la dame.

Victime d'une encéphalite, qui provoque une paralysie cérébrale, Marylie n'est plus du tout la même depuis qu'elle a passé plusieurs minutes la tête dans un fossé rempli d'eau. Elle n'arrive plus à marcher, ne parle plus et a du mal à manger. Au cours des derniers mois, elle a toutefois fait des pas de géants qui rendent sa famille optimiste. On espère que les traitements en caisson hyperbare permettront d'accélérer le processus.

« Elle a fait deux passages dans le caisson hyperbare et ça a vraiment donné des résultats. Elle bouge davantage ses bras et a pu faire quelques pas par elle-même. Même si ce n'est pas encore reconnu médicalement, je crois que ça peut marcher. On espère qu'elle va continuer de s'améliorer », affirme la mamie de l'enfant, Danie Verrier.

La fillette reçoit également de l'aide de l'organisme de réorganisation neurofonctionnelle À pas devant, laquelle semble donner des résultats probants. Elle est maintenant en mesure de tenir une cuillère et de la porter à sa bouche. On s'attend à ce qu'elle continue de progresser, mais demeure toujours avec un certain retard.

« À un certain moment, les médecins disaient qu'elle demeurerait légume. Elle est éveillée et souriante. On ne sait pas si elle sera un jour normale, mais elle est en vie et c'est déjà beaucoup », continue la maman.

Une donatrice anonyme

Ce sont les propriétaires d'Oxy-Soins, Jean-François Tremblay et Isabelle Meilleur, qui sont à l'origine de la campagne de financement qui a mené au don du caisson hyperbare. Émus par le drame vécu par la petite fille, ils ont décidé d'amasser les sommes nécessaires à l'achat du dispositif.

Malgré tous les efforts, le couple s'est aperçu qu'il manquait toujours 5500 $ à l'objectif, à quelques semaines des Fêtes. C'est à ce moment que le miracle s'est réalisé. Une dame, qui a préféré conserver l'anonymat, a appelé afin de remettre la somme manquante.

« Ce qui a permis de livrer la chambre pour Noël est l'appel de cette donatrice anonyme. Nous tenons à lui adresser toute notre reconnaissance pour ce généreux geste », signifie Mme Meilleur.

Rappelons que la petite Marylie Labarre a été sauvée in extremis de la noyade par sa tante Patricia, le 1er avril. Elle jouait au cerf-volant en compagnie d'amis et de cousins lorsqu'elle a échappé à la surveillance de ses parents pendant quelques minutes à peine. Remarquant son absence, la famille s'est mise à sa recherche et c'est avec horreur qu'on l'a découverte gisant dans un fossé rempli d'eau.

Après avoir été réanimée, elle a été amenée à l'Hôpital Sainte-Croix à Drummondville, où on s'est toutefois aperçu que ses poumons étaient gravement affectés. Son état de santé avait alors nécessité son transport à Sherbrooke.

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