« C'est ça, la politique »

Rémi Demers... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Rémi Demers

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(Sherbrooke) Le niveau de tension qui règne au conseil municipal de Sherbrooke ne risque pas de descendre de sitôt, croient les conseillers indépendants Chantal L'Espérance et Rémi Demers.

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Chantal L'Espérance

Archives La Tribune, Jessica Garneau

En 18 ans de carrière, Mme L'Espérance estime que c'est la première fois que le climat préélectoral s'installe aussi rapidement, soit près d'un an avant les prochaines élections, prévues en novembre 2017.

« C'est un climat un peu différent de ce que j'ai connu lors d'autres mandats, mais c'est ça, la politique : à certains moments ça accroche et on sent qu'on est entrés en campagne électorale. Ça commençait moins tôt que ça auparavant. Nous sommes déjà au niveau où l'on était à l'été de 2013, deux ou trois mois avant les élections. Sans dire que ça va augmenter, ça va certainement se maintenir. »

« Ça n'ira pas en s'améliorant avec la campagne qui s'en vient, c'est certain, souligne à son tour M. Demers, qui indique faire partie du groupe des ''indépendants tempérés''. C'était à prévoir. Il y a souvent eu un ou deux élus qui s'opposaient plus systématiquement au maire par le passé et ce groupe a augmenté. C'est un mandat où il y a une tension depuis le début. »

Les deux conseillers ne s'en font cependant pas outre mesure, signalant que les confrontations font partie de la fonction qu'ils ont choisi d'exercer.

« Ce n'est pas si extraordinaire, relate la conseillère du district du Domaine Howard. Dans le dernier droit, il y a des prises de position plus campées, on conteste des choses qu'on ne contestait pas en début de mandat. Il y a aussi eu des oppositions très fortes lors de certains mandats de Jean Perrault. »

« Est-ce que c'est toujours agréable? Non. Mais je n'ai aucun problème là-dessus. Ce serait pire et beaucoup plus inquiétant si on pensait tous pareil. Il n'y a pas que du mauvais, ça soulève des débats sains », rétorque Rémi Demers.

Sherbrooke Innopole

Tous deux estiment également que des élus doivent continuer de siéger au c.a. de Sherbrooke Innopole « afin d'apporter une sensibilité politique », mais sont d'avis que Annie Godbout devra s'habituer à recevoir des attaques du maire.

« C'est sûr que si Annie attaque constamment le maire, elle doit s'attendre à avoir des contre-attaques aussi. Elle est identifiée comme candidate potentielle à la mairie; à partir de ce moment-là, la confrontation s'installe. Il y a un jeu politique et c'est normal », explique le conseiller de Marie-Rivier.

Membres du comité exécutif, rarement opposés aux décisions du conseil, Chantal L'Espérance et Rémi Demers se défendent d'être complaisants à l'endroit du Renouveau sherbrookois.

« Au comité exécutif, on peut refuser des projets deux ou trois fois avant qu'on le présente au reste du conseil. Mais une fois qu'on s'est entendus pour le présenter, c'est que nous étions d'accord. Donc ce ne serait pas logique d'être contre une fois de l'autre côté », souligne Mme L'Espérance.

« Je suis moins polémique, mais j'ai une influence dans la machine avec ma façon de faire. C'est ça la nature des candidats indépendants : de pouvoir être libre d'y aller avec ses convictions et je prends très bien ma place dans cette formule-là. »

Les conseillers Julien Lachance, Nicole Bergeron et David Price n'ont pas rappelé de La Tribune.

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