Vaccination : de grands écarts observés en Estrie

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D'un secteur à l'autre de l'Estrie, la proportion d'enfants vaccinés varie énormément.

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(Sherbrooke) D'un secteur à l'autre de l'Estrie, la proportion d'enfants vaccinés varie énormément. C'est au centre-ville de Sherbrooke où on recense le moins d'enfants de deux ans qui ont reçu tous leurs vaccins.

En contrepartie, c'est dans la MRC du Granit qu'on fait le plus vacciner les bébés, avec 90 pour cent des enfants.

C'est ce qui ressort des dernières données du registre estrien de vaccination qui cédera sa place à un autre panquébécois que veut implanter le gouvernement québécois. Quel que soit l'âge, la proportion d'enfants de l'Estrie ayant un statut vaccinal complet est à la hausse, mais reste inférieure à l'objectif de 95 % fixé par le Programme national de santé publique. La moyenne se situe à 77 pour cent dans la région.

Des efforts devront être faits notamment pour promouvoir la vaccination auprès de groupes moins enclins et pour mousser certains vaccins moins populaires, note Dre Mélissa Généreux, directrice de santé publique.

« Nous sommes en mesure d'avoir un portait global de la couverture vaccinale chez les jeunes grâce à un système d'information unique à l'Estrie », dit-elle. « Ça nous permet notamment de constater de grands écarts sur le plan géographique, mais aussi, entre personnes favorisées et défavorisées. »

« On remarque un taux de vaccination moins élevé chez les plus défavorisés, comme au centre-ville de Sherbrooke. Il est seulement 49  pour cent des enfants de deux ans sont vaccinés. On échappe souvent les enfants. Ils reçoivent seulement quelques vaccins, mais après on les perd de vue. Ce qui fait qu'à l'âge de deux ans la vaccination est incomplète. »

On remarque un fort refus des vaccins dans la MRC des Sources, analyse Mme Généreux. En Estrie, généralement, un enfant sur 20 ne reçoit aucun vaccin. Dans la région d'Asbestos, le taux atteint 14 pour cent. « On a du travail à faire partout au Québec », constate-t-elle.

« C'est difficile de dire pourquoi certains coins ont un meilleur taux de vaccination que d'autres. Il peut y avoir plus d'ouverture des parents pour les vaccins. Il y a aussi les facilités offertes par les vaccinateurs. »

Mélissa Généreux est catégorique. Les vaccins sont sécuritaires. Le Programme québécois d'immunisation vise à améliorer la santé de la population québécoise en offrant gratuitement certains vaccins. Ces vaccins offrent une protection contre des maladies précises.

Le Programme québécois d'immunisation comprend divers programmes de vaccination, gratuits et à participation volontaire.

« Par exemple, en ce qui concerne la rougeole, il y a 30 pour cent plus de risque d'infecté si on n'a pas été vacciné, affirme-t-elle. Oui, il peut y avoir des effets secondaires, mais ils sont bien moins importants que les symptômes de la maladie. »

« Et non, un vaccin ne donne pas la maladie. »

Pour savoir comment procéder et où aller pour vous faire vacciner, on peut contacter son CLSC ou son médecin. On peut aussi appeler Info-Santé 8-1-1 pour connaître le lieu de vaccination le plus près de chez soi.

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