Arthabaska retourne à la CAQ

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Le nouveau député d'Arthabaska, Éric Lefebvre, célèbre sa victoire.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) La lutte à deux attendue dans Arthabaska n'a finalement pas eu lieu. Le candidat de la Coalition avenir Québec, Éric Lefebvre, a fait cavalier seul, l'emportant par plus de 15 points de pourcentage sur le Libéral Luc Dastous.

Dès l'ouverture des premières boîtes, la tendance était lourde en faveur de l'homme d'affaires. Plus on ouvrait les quelque 201 boîtes, plus il devenait clair que la circonscription serait de retour dans le giron de la CAQ après un peu plus d'un an absence.

Le chef du parti, François Legault, semblait particulièrement confiant au cours des jours précédant le scrutin, et force est d'admettre qu'il avait raison de l'être. Ce dernier estime que M. Lefebvre constitue un candidat d'exception.

« Dès la première fois que je l'ai rencontré, j'ai su qu'il serait un candidat d'exception. Lors du lancement de sa campagne, il avait réussi à réunir 150 personnes. Il y avait 300 personnes à l'ouverture de son local. On n'a jamais vu ça dans l'histoire de la CAQ », a jubilé le chef.

Éric Lefebvre lui-même peinait à y croire. Ému par la centaine de personnes à s'être déplacées au pub Caméléon, qu'il a fondé, il a livré un discours émotif, remerciant au passage sa conjointe, sa famille, ses amis proches et ses principaux alliés.

« J'ai de la misère à y croire, j'ai peur de me réveiller. J'ai dit que j'allais défendre avec ardeur les droits de ma région et aujourd'hui, on me donne les outils pour le faire, c'est un grand privilège », a-t-il ajouté.

M. Legault s'est également réjoui du progrès fait par son parti dans Saint-Jérôme et croit que le message lancé au gouvernement libéral est on ne peut plus clair.

« C'est un message très fort envoyé au gouvernement libéral qui sera là depuis 15 ans en 2018, à part une courte pause. C'est un message qui dit qu'on peut faire mieux et qu'on mérite mieux. En 2018, le Québec sera prêt pour un tournant important et l'élection générale sera historique », a-t-il promis.

Un député sous haute surveillance

Même s'il n'a récolté que 16 % des voix, c'est la tête haute que le candidat du Parti québécois, Jacques Daigle, a rencontré les journalistes. Le professeur de philosophie en était à une toute première expérience et il a déjà confirmé qu'il sera sur les rangs en 2018. D'ici là, il talonnera le député élu.

« Ça a une expérience enrichissante. Le Parti québécois sort gagnant de cette élection partielle malgré tout, avec deux nouveaux députés. De notre côté, on a travaillé fort et je serai de retour aux prochaines élections. Ma campagne ne fait que commencer. Je surveillerai étroitement le travail de notre nouveau député, que je félicite d'ailleurs. M. Lefebvre aura l'obligation de rendre des comptes », a-t-il dit.

La mine était particulièrement basse dans le camp libéral. Depuis le début de la campagne, Luc Dastous martelait que le fait qu'il n'ait pas à se heurter à Sylvie Roy lui conférait un avantage. Or il n'a pas été en mesure d'atteindre les 30 % de 2014.

« Ce n'est pas le pouls qu'on avait sur le terrain. Je n'ai aucune idée de ce qui a pu se passer. On a fait une belle campagne », a-t-il mentionné, visiblement déçu.

Interrogé à savoir s'il comptait se présenter une troisième fois ou s'il tirait un trait sur la politique, le directeur du CJE d'Arthabaska a préféré ne rien confirmer pour l'instant.

« Je ne sais pas grand-chose ce soir. Je vais y aller une étape à la fois. En 2014, on ne savait pas qu'il y aurait une élection en 2016. C'est une décision familiale aussi », a-t-il conclu.

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