De futurs concepteurs à du Phare

Julien Renaud, Eryka Tremblay et Jonathan Tardif sont... (Spectre média, René Marquis)

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Julien Renaud, Eryka Tremblay et Jonathan Tardif sont inscrits au programme de jeux vidéo et de modélisation 3D à l'école internationale du Phare. On les voit ici avec leur enseignant, Sébastien Lebel.

Spectre média, René Marquis

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(Sherbrooke) Pour une soixantaine d'élèves de l'école internationale du Phare, les jeux vidéo sont plus qu'un passe-temps : ils reçoivent, dans le cadre du programme de jeux vidéo et de modélisation 3D, l'équivalent d'une centaine d'heures de formation par année. Et il ne serait pas étonnant qu'on retrouve certains d'entre eux dans cette industrie en forte croissance dans quelques années.

« Les jeux vidéo sont plus compliqués qu'on ne le pense », souligne William Therriault, un élève de première secondaire. Pourquoi s'est-il inscrit? « Ça me passionne depuis que je suis tout petit. »

En première secondaire, les jeunes touchent aux différentes bases, celles de la modélisation, de la programmation et de la publication.

« Les élèves découvrent leurs forces et leurs faiblesses », explique Sébastien Lebel, enseignant en sciences, de même qu'en jeux vidéo et modélisation 3D.

À compter de la deuxième secondaire, ils travaillent avec un logiciel qui permet la conception des jeux vidéo.

Des visites dans le domaine de l'industrie ou à l'Université de Sherbrooke, qui offre un baccalauréat en sciences de l'image et des médias numériques, sont aussi prévues. « On n'en fait pas des concepteurs de jeux vidéo, mais quand ils vont finir, ils vont être en mesure de dire s'ils veulent faire ça. »

« Ça développe l'esprit rationnel, la logique, ça permet d'utiliser énormément de mathématiques. Ça permet à l'être humain de garder le pouvoir sur la machine... », commente Sébastien Lebel.

Comme les élèves inscrits ont quatre périodes par cycle de neuf jours dans cette matière, des périodes d'arts et d'éthique sont retranchées de la grille-horaire.

Le dénominateur commun de ces jeunes? Ce sont tous des passionnés d'informatique.

« Je souhaitais surtout voir à quoi ça ressemblait. Je me disais, dans le temps, que le secondaire allait être un peu plate », raconte Jonathan Tardif, un élève de troisième secondaire qui est un véritable passionné.

L'enseignant derrière ce programme ne tarit pas d'éloges envers les adolescents qu'il côtoie.

« Ce sont des jeunes hyper allumés. Il y en a déjà qui disent qu'ils vont pousser en ingénierie informatique pour concevoir des consoles... Il y en a des crinqués! D'un autre côté, on a des élèves qui détestaient l'école au primaire et qui ont changé bout pour bout. C'est un autre des buts visés par ce programme-là, d'amener les jeunes garçons décrocheurs à terminer leur secondaire. Sans ce petit bonbon-là, certains auraient de la difficulté à se rendre jusqu'au bout », dit-il en ajoutant que l'établissement aimerait compter davantage de filles dans ce programme.

Actuellement, leur proportion est d'environ une sur cinq, voire une sur six.

Sébastien Lebel estime que le programme, très orienté sur les jeux vidéo, serait unique au Canada. Éventuellement, son équipe et lui aimeraient en faire une vocation. Aucun examen d'admission n'est requis pour s'inscrire. Ce volet permet d'attirer des jeunes de l'extérieur, comme Valcourt et East Angus. « On a des élèves d'autres commissions scolaires. On gagne à être connu », commente-t-il. Le taux de rétention est d'environ 80 %.

Des ateliers au Salésien

Le Salésien, en collaboration avec Studio XP, organise des ateliers de création de jeux vidéo auprès de ses élèves et des jeunes de la région, ce lundi. Au total, une soixantaine de jeunes auront l'occasion de côtoyer des professionnels du domaine de la création de jeux vidéo lors de cette journée pédagogique. Les participants pourront alors créer leur propre jeu. Ils recevront également une présentation concrète des métiers reliés à ce domaine. En fin de journée, les parents seront invités à assister à une présentation des jeunes participants. Ce sont d'anciens directeurs de studios d'Ubisoft qui ont fondé Studio XP, qui permet aux jeunes de découvrir les méthodes des professionnels de création de jeux vidéo, encadré par un expert du métier. Dans un communiqué, le Salésien rappelle que le ministère de l'Éducation souhaite intégrer la programmation dans la grille-matières des élèves, comme c'est le cas dans une douzaine de pays européens.

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