Pas de nouvelle salle d'opération au CIUSSS de l'Estrie-CHUS

La directrice adjointe Karine Duchaineau et le directeur... (Spectre média, Maxime Picard)

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La directrice adjointe Karine Duchaineau et le directeur général adjoint Stéphane Tremblay estiment que les investissements annoncés par le MSSS lundi s'ajoutent aux efforts déjà déployés depuis 18 mois pour améliorer l'accessibilité aux soins de santé.

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) La nouvelle salle d'opération financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux ne sera pas établie au CHUS-Fleurimont, a annoncé le directeur général adjoint au CIUSSS de l'Estrie - CHUS vendredi.

Plusieurs scénarios sont cependant évalués pour permettre d'atteindre l'objectif de 1240 opérations supplémentaires par année, « ce qui est l'équivalent d'une salle », a indiqué le Dr Stéphane Tremblay, précisant du même souffle que les neuf salles d'opération du CHUS-Fleurimont sont déjà utilisées au maximum de leur capacité.

« Actuellement, on a des blocs opératoires qui sont dans différents milieux au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, et on a des blocs opératoires qui ne sont pas occupés à leur pleine capacité. L'objectif, c'est de réaliser l'ajout de ce que peut faire une salle si elle est ouverte tous les jours durant l'année, ce qui correspond à 1240 cas. »

Une décision devrait être prise d'ici la période des Fêtes. Chose certaine, les centres hospitaliers de Magog et de Lac-Mégantic devraient être davantage sollicités, eux qui ont des salles inutilisées.

« Ça dépend toujours du type de chirurgie que l'on fait, du type d'équipements dont on a besoin pour faire la chirurgie et ça dépend également de l'endroit où on le fait, parce que les facilités ou difficultés de recruter du personnel ne sont pas les mêmes d'un endroit à l'autre. Donc, les scénarios qui sont évalués actuellement sont en fonction de plusieurs critères : les ressources humaines, les ressources matérielles, le type de chirurgie qu'on peut faire, combien de gens on pourrait déplacer », explique le Dr Tremblay.

Rappelons que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a annoncé lundi un investissement de 20 millions $ pour financer la réalisation de 22 450 chirurgies additionnelles par année au Québec.

Cette somme sera consacrée au fonctionnement de salles et d'équipements médicaux, de même qu'aux équipes soignantes à mettre en place, afin de réduire les délais d'attente en chirurgie.

Environ 40 000 chirurgies sont réalisées annuellement sur le territoire du CIUSSS de L'Estrie-CHUS, qui comporte six blocs opératoires à Granby, Lac-Mégantic, Cowansville, Magog et Sherbrooke (avec le CHUS-Hôtel Dieu). 6377 patients sont sur les listes d'attente pour l'ensemble du réseau de la région, dont 926 depuis plus de six mois et 184 depuis plus d'un an.

« Il y a de la marge de manoeuvre au CIUSSS de l'Estrie-CHUS et c'est ce qu'on regarde actuellement », rassure le Dr Tremblay.

La collaboration de la population toujours demandée

Éventuellement, on aimerait délester le CHUS-Fleurimont des chirurgies qui ne nécessitent pas un environnement technologique de haut niveau ou la présence de spécialistes sur place et les disperser à travers le réseau du CIUSS de l'Estrie-CHUS. Au cours des derniers mois, 500 Sherbrookois ont notamment accepté de recevoir leurs services ailleurs qu'à leur endroit de prédilection.

« Aujourd'hui même [vendredi], on commençait des activités de chirurgie en urologie qui ne sont pas du cancer à Magog. On a pris des gens qui étaient sur la liste d'attente de Fleurimont, on leur a demandé s'ils acceptaient de recevoir leur chirurgie à Magog, l'objectif étant de permettre à ceux qui sont sur la liste d'attente en urologie, mais qui ont un cancer, d'être opérés plus vite. Ce sont des bascules qu'on fait; on augmente l'accessibilité et on est capable d'augmenter notre volume et on améliore les délais. »

« La population a répondu positivement à cette demande-là de notre part et je vais réitérer cette demande pour atteindre les objectifs autant au niveau chirurgical qu'au niveau de l'imagerie. On va avoir besoin de l'aide de la population, de leur participation. »

Déjà sur la bonne voie

S'il se réjouit des investissements du ministère de la Santé et des Services sociaux, le Dr Stéphane Tremblay a néanmoins souligné que ceux-ci s'ajoutent aux efforts que le CIUSS de l'Estrie-CHUS déploie déjà depuis 18 mois pour améliorer l'accessibilité aux soins.

Ce dernier soutient que le volume de chirurgie a augmenté de plus de 750 par rapport à la même période l'an dernier. Des réaménagements des salles d'opération de Fleurimont et de Cowansville devraient également être complétés d'ici le printemps 2018 et l'automne 2017 respectivement.

«Il y a différentes actions qui ont été prises au cours des derniers mois qui nous amènent à améliorer l'accessibilité et faire face aux besoins grandissants de la population.»

Par ailleurs, les investissements annoncés lundi permettront d'ici le printemps de réduire le temps d'attente de l'ensemble des patients qui en ont besoin à moins de trois mois pour les examens d'imagerie par résonance magnétique et les examens de tomodensitométrie, a mentionné la directrice adjointe au suivi des opérations, Karine Duchaineau.

«On avait près de 2000 usagers qui étaient en attente au CIUSSS de l'Estrie-CHUS pour passer un examen en résonance magnétique qui dépassait le délai de trois mois et de ce nombre, pour Sherbrooke, du 1600 qu'il y avait, on est rendu à environ 600. On s'attend à ce que d'ici la fin du mois de mars, la situation soit complètement résorbée.»

Aide médicale à mourir : un bilan positif

Le conseil d'administration du CIUSSS de l'Estrie-CHUS estime avoir atteint tous les objectifs du MSSS en ce qui a trait l'aide médicale à mourir.

C'est ce qui se dégage du second rapport d'activités préliminaires sur les soins de fin de vie transmis jeudi lors de la séance ordinaire du c.a., mentionne le directeur général adjoint du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Stéphane Tremblay.

« C'est un succès. Je pense que la population peut avoir des services de qualité avec des gens qui la soutiennent correctement. Les gens sont très satisfaits et l'équipe peut être fière des travaux faits », mentionne-t-il.

« Il fallait s'assurer de mettre en place un groupe interdisciplinaire de soutien, une équipe qui allait soutenir les intervenants qui étaient près de ceux qui demandaient l'aide médicale à mourir: des pharmaciens, des psychologues, des travailleurs socials, des médecins, etc. Il fallait aussi soutenir les équipes médicales et faire de la formation. Tout ça a été fait, de façon à répondre aux besoins de la population », a-t-il ajouté.

28 personnes ont eu recours à l'aide médicale à mourir en Estrie depuis son implantation il y a un an sur un total de 36 demandes.

« Personnelement, je n'avais pas fait de prédiction, mais il faut comprendre qu'il y a des gens qui l'attendaient fort probablement depuis longtemps. La loi devait être adoptée et elle ne l'a pas été avant d'être adoptée un peu tardivement par la suite, donc probablement qu'il y a une part de cet effet-là. Il faudra voir si l'effet perdure au cours de la prochaine année. »

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