Opération « bouboule » : trois accusés plaident coupable

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(Sherbrooke) Les accusés ont commencé à plaider coupable, vendredi, en marge de l'opération « bouboule ».

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Rock Martel a été libéré après avoir enregistré des plaidoyers de culpabilité dans le dossier bouboule.

Spectre média, René Marquis

ette opération antidrogue s'est déroulée le 23 novembre dernier à Sherbrooke et Saint-Georges-de-Windsor.

Rock Martel a plaidé coupable à quatre accusations de trafic de cannabis, de possession dans le but de trafic de méthamphétamine ainsi que de production de cannabis au palais de justice de Sherbrooke.

Une quantité importante de stupéfiants avait été trouvée lors de la perquisition qui avait été réalisée à sa résidence de la rue Letendre.

L'individu de 40 ans, représenté par Me Jean Leblanc, a été remis en liberté en attendant de recevoir sa peine. Il s'est engagé à respecter plusieurs conditions dont un couvre-feu et un interdit de contact avec tous les coaccusés après avoir déposé 2000 $ en garantie.

Une déclaration faite par Martel aux enquêteurs à la suite de son arrestation a été déposée au tribunal.

Situé tout juste sous Rock Martel dans la hiérarchie criminelle, Sylvain Blais a plaidé coupable au trafic de cocaïne et de méthamphétamine ainsi qu'à la possession de stupéfiants dans le but de trafic.

Blais vendait de la cocaïne sur appel deux soirs par semaine. Il en a d'ailleurs vendu à deux agents d'infiltration au cours de l'enquête.

Sylvain Blais a aussi reconnu avoir donné des conseils à Jean-Guy Shank, un autre accusé, sur la façon de produire de l'huile de cannabis. Une dizaine de minutes après le départ de Blais du logement de Shank sur la 8e avenue à Sherbrooke le 20 novembre dernier, la « soupe au pot » a explosé.

L'individu de 34 ans a reconnu la complicité dans cet incendie criminel ainsi que la production d'huile de cannabis.

Il a été remis en liberté sous de sévères conditions après avoir déposé 1000 $.

Son avocat Me Christian Raymond a demandé la confection d'un rapport présentenciel.

Stéphane Michaud, qui se situe au bas de la hiérarchie, a aussi été libéré sous conditions après avoir plaidé coupable dans ses dossiers. Il a reconnu le trafic de stupéfiants et la possession simple de cannabis. Michaud possède de nombreux antécédents judiciaires en semblable matière.

Les observations sur la peine dans ces dossiers ont été remises au 14 février 2017.

Dans le cadre de l'opération « bouboule », 28 875 $ ont été saisis sur les lieux des six perquisitions de même qu'une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.

Les dossiers de Nicolas Pratte, 33 ans, Sylvain Dulac, 57 ans, et Jean-Guy Shank, 58 ans, ont été remis au 7 décembre prochain.

C'est Me Claude Robitaille qui représente le ministère public dans cette affaire.

Vladimir Babirat a fixé son procès au 23... (La Tribune, René-Charles Quirion) - image 2.0

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Vladimir Babirat a fixé son procès au 23 février pour méfait de moins de 5000 $.

La Tribune, René-Charles Quirion

Inscriptions islamophobes : l'auteur invoque un acte politique

Les inscriptions « Muslim Terorist » faites sur des portraits de citoyens de confession musulmane à la bibliothèque Éva-Senécal de Sherbrooke en avril dernier sont qualifiées « d'acte politique » par celui qui est accusé en être l'auteur.

Vladimir Babirat a fixé son procès au 23 février pour méfait de moins de 5000 $, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

L'individu de 58 ans a expliqué à La Tribune que les inscriptions qui ont été interprétées comme à connotation « raciste » ne le sont aucunement.

« J'ai écrit Muslim Terorist en réaction aux attentats de Paris et de la Belgique. Certains musulmans se font laver le cerveau pour tuer du monde. Je ne pense pas que tous les musulmans sont mauvais. J'ai vu les photos, j'ai pris un stylo et j'ai écrit ça. Rien n'était prémédité », assure M. Babirat.

Ce dernier se défend bien d'être raciste ou islamophobe.

« Je n'ai rien contre les musulmans. Cependant, ceux qui immigrent au Canada doivent accepter les lois séculaires et occidentales en place ici. Je suis arrivé ici en 1990. Je me suis intégré en acceptant les règles de société. Il ne faut pas que les religions soient plus fortes que les lois en place. Je suis aussi contre le port du voile qui signifie la discrimination de ces femmes soumises », soutient Vladimir Babirat.

Il assure regretter les gestes faits le 8 avril 2016.

« Je n'ai pas réfléchi. Il n'y avait cependant eu aucune violence physique », rappelle Vladimir Babirat.

L'accusé explique qu'il est né dans l'ex-Tchécoslovaquie communiste et qu'il y a grandi en rêvant des idéaux de liberté et de démocratie.

« J'ai immigré en Autriche puis au Canada. Pour moi le Canada était un endroit de liberté d'expression sans limites. Personne ne m'a jamais dit où s'arrêtait cette liberté d'expression. Je pensais être justifié de faire ce que je faisais en écrivant cela », soutient Vladimir Babirat.

Lors de son procès, la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme entend assigner un témoin civil, déposer un voire-dire ainsi qu'une vidéo.

Étant donné que l'avocat de l'aide juridique Me Benoît Gagnon s'est retiré du dossier parce qu'il y avait mésentente sur la finalité du dossier, Vladimir Babirat se représentera seul lors de son procès.

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