«On est inquiet pour les plus âgés»

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Alain Haddad et son fils Calile siègent au comité exécutif de l'Église syriaque orthodoxe.

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(Sherbrooke) Depuis 2014, une centaine de familles syriennes ont pu fuir la guerre grâce au parrainage privé de l'Église syriaque orthodoxe de Sherbrooke. Une soixantaine d'autres familles sont attendues en 2017 à Sherbrooke.

« On ne sait pas d'avance la date de leur arrivée. On l'apprendra à la dernière minute. Ce n'est pas évident, car on doit trouver un appartement et le meubler très rapidement », explique Calile Haddad qui est sur le comité exécutif de l'Église syriaque orthodoxe avec son père Alain Haddad.

Le parrainage s'étale sur une période de 12 mois au cours de laquelle l'Église syriaque orthodoxe est responsable financièrement des nouveaux réfugiés syriens, qui n'ont pas transité par les camps de réfugiés. Après cette période d'un an, ces derniers sont admissibles à l'aide sociale s'ils n'ont pas trouvé un emploi.

« C'est certain qu'on s'inquiète pour ceux qui sont plus âgés. Dans leur pays, ils étaient des professionnels qui avaient leur maison, leur auto, leur carrière. Mais quand l'État islamique s'approchait de leur résidence, ils ont dû quitter rapidement, des fois avec 10 heures de préavis, sans avoir le temps de vendre leurs biens. Certains ont tout laissé là-bas. D'autres ont eu le temps de vendre leurs biens, comme ce Syrien qui est maintenant propriétaire d'un salon de barbier à Sherbrooke. Il a eu la chance d'avoir dans ses poches plus de 100 000 $ américains à son départ. Il s'est ramassé en Turquie, puis au Liban. Dans ces pays, on les voit arriver alors ça lui a quand même coûté une fortune avant d'arriver au Canada », raconte Alain Haddad.

Une vingtaine de ces réfugiés sont maintenant à l'emploi du restaurant ou de la pharmacie des frères Haddah, Calile et Allan Junior. D'autres ont trouvé un emploi dans une usine à Cookshire. « D'autres sont en train d'apprendre le français. Ce qui les aidera à trouver un emploi », relate Alain Haddad qui estime que 45 pour cent des familles compte au moins un adulte qui travaille.

« Il faut que les gens soient ouverts à les engager », plaide Calile Haddad.

Le comité exécutif de l'Église syriaque orthodoxe de Sherbrooke continue de suivre les réfugiés après la période de parrainage. « On essaie de les aider à trouver du travail. Voir s'ils ont des besoins. C'est certain qu'au nombre de familles qu'on a accueillies, c'est plus difficile de toutes les aider dans le privé, car on demeure une petite église, même si le nombre de membres a bondi dans les dernières années », explique Calile qui estime que le nombre de membres dépasse maintenant 200.

Selon le rapport annuel du Service d'aide aux Néo-Canadiens, 159 familles de réfugiés ont été parrainées au privé, soit par l'Église syriaque orthodoxe de Sherbrooke ou l'Association éducative transculturelle de l'Estrie, entre juillet 2015 et juin 2016, ce qui représente 376 adultes et 207 enfants. Il s'agit d'une augmentation de près de 80 pour cent si on compare au 89 familles de réfugiés parrainées au privé l'année précédente, soit 89 familles composées de 109 adultes et 109 enfants.

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