Une journée de classe en ligne... de la maison

Enseignant en français, Félix Arguin abordera la ponctuation... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Enseignant en français, Félix Arguin abordera la ponctuation avec ses élèves lors de la première journée de classe en ligne du Séminaire de Sherbrooke, lundi.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Le jour où les élèves pourront assister à leurs cours même pendant une tempête de neige n'est peut-être pas si lointain. Pour la toute première fois lundi, les élèves du Séminaire de Sherbrooke vivront une journée de classe en ligne, confortablement installés à la maison.

Au cours de cette journée, tous les enseignants présenteront leur matière via la plateforme Classeroom de Google, à partir de la maison ou du Séminaire.

Si l'expérience fonctionne bien, elle pourrait être répétée de nouveau, avance Jean-Marc Poulin, directeur des services pédagogiques au Séminaire de Sherbrooke.

L'initiative coïncide avec des changements apportés dans le calendrier scolaire.

Sur le territoire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), une journée pédagogique est prévue ce lundi 5 décembre. Certaines écoles privées collaborent avec la CSRS pour l'offre du transport scolaire, dont le Séminaire.

Étant donné qu'aucun transport scolaire n'est fourni lundi parce que c'est une journée pédagogique à la CSRS, le Séminaire de Sherbrooke a décidé d'organiser sa première journée de cours en ligne ce lundi.

Le Séminaire a amorcé un virage numérique avec l'utilisation des iPad en classe en 2014.

L'institution privée donne ainsi l'occasion aux parents de ne pas se déplacer, souligne M. Poulin, en précisant que le Séminaire accueille quand même les élèves qui souhaitent se rendre sur place. « Aujourd'hui, j'ai la liste des élèves qui seront présents, Il y en a 10 environ. Une dizaine sur 800 élèves. »

« À ma connaissance, ça ne s'est pas fait dans d'autres écoles. Ça demande beaucoup d'organisation », souligne M. Poulin.

Enseignant en français, Félix Arguin sait déjà qu'il abordera la ponctuation avec ses élèves lors de cette journée.

Avec la plateforme de partage Classroom, il est possible de mettre en ligne différents documents qui peuvent être modifiés par les élèves.

«Chaque élève inscrit à mes cours va devoir répondre à la question, entre 9h05 et 9h10.»


L'horaire de la journée habituelle sera respecté, des périodes de classe en passant par le dîner et les récréations. Les prises de présence sont aussi prévues; différentes modalités permettront de le faire.

« Avec Google Classroom, on peut envoyer une question : « Es-tu prêt à commencer »? Chaque élève inscrit à mes cours va devoir répondre à la question, entre 9h05 et 9h10. » Et puis, ajoute-t-il, les élèves auront une remise de travail à faire à la fin de la période. 

Félix Arguin est aussi enseignant en arts dramatiques. Comment planifie-t-il sa matière en prévision du 5 décembre? 

« C'est plus délicat, lance-t-il en riant. On ne peut pas se référer à du contenu pratique. » L'enseignant en profitera donc pour faire plancher ses élèves sur un travail de scénographie, qui touche notamment à la position des acteurs et à l'éclairage. 

Félix Arguin, qui est aussi répondant en technologie de l'information et des communications (TIC), raconte qu'au Colorado, des écoles ont déjà utilisé la classe en ligne lors de tempête de neige. 

Les classes en ligne sonneront-elles le glas des journées de reprise lors de tempête de neige? S'il est trop tôt pour s'avancer, il n'en demeure pas moins que les cours en ligne soulèvent de nouvelles possibilités. 

« Éventuellement, quand on fera le bilan, ça peut être quelque chose d'intéressant à considérer », indique Félix Arguin. 

« Ça offre des possibilités intéressantes, peut-être pour libérer du temps dans certaines périodes de l'année », avance-t-il.

« Implicitement, on veut donner des méthodes de travail. Ça permet de travailler en équipe. » 

L'époque où les élèves pouvaient arguer qu'ils n'arrivent pas à se fixer un rendez-vous est révolue, avec l'utilisation de documents en ligne. « La distance n'est plus une excuse », note Félix Arguin.

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