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Services Canada à Lac-Mégantic: une contamination retarde la construction

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(Lac-Mégantic) Les citoyens de Lac-Mégantic croyaient que la décontamination du centre-ville était complète et finale à la suite de la démolition des bâtiments encore debout au centre-ville, après la tragédie. Tel ne fut pas la surprise pour plusieurs d'apprendre que tout n'était pas terminé.

Lors d'une rencontre de point technique s'adressant aux médias locaux, la Ville de Lac-Mégantic a tenu à expliquer pourquoi des opérations de décontamination se révèlent encore obligatoires au centre-ville dans le cas d'un terrain précis, formé par les lots visés pour la construction d'un édifice qui sera occupé par Services Canada, construit par le promoteur Construction générale Roy-Fontaine.

Ce point technique pour les médias a été animé par la directrice générale de Lac-Mégantic, Marie-Claude Arguin, et la chargée de projet, France Bergeron.

« Il s'agit de contamination historique, qui était présente avant la tragédie. À la suite de cette tragédie, une décontamination partielle a été effectuée, dans le cadre du Bloc 1, au début 2014, mais sans connaître l'usage éventuel de ce terrain. Si l'usage avait été résidentiel, on n'aurait pas fait la même décontamination que pour l'usage commercial ou industriel, où les critères sont plus libéraux », a indiqué Mme Bergeron.

« Nous devons effectuer un plan de réhabilitation pour ce terrain, situé en face de l'hôtel de ville, où se trouvaient anciennement une station-service et le Bistro La Brûlerie, avant la tragédie. Comme le ministère de l'Environnement du Québec doit approuver ce plan de réhabilitation, pendant un certain nombre de mois, il faut s'attendre à un certain délai dans l'échéancier de construction de cet édifice. »

Cette rencontre technique faisait suite à une assemblée extraordinaire du conseil municipal de Lac-Mégantic, mardi soir dernier, où a été octroyé un budget d'un montant de 20 645 $ pour des honoraires professionnels nécessaires pour la réalisation des études attestées, du plan de réhabilitation et des avis concernant cette décontamination. La dépense sera financée par des programmes d'aide du gouvernement du Québec pour la Ville de Lac-Mégantic.

« Dans le cas du site d'une ancienne station-service, l'obligation légale comprend une supervision environnementale particulière, avec des échantillonnages, selon la Loi de l'environnement, et une gestion spéciale des sols », a spécifié la directrice générale.

Deux autres sujets ont été discutés lors de ce point technique. Tout d'abord, l'emprunt temporaire d'un montant de 34,2 millions $, financé par la Caisse Desjardins Région de Mégantic, servant au refinancement de projets déjà existants, dont certains avant la tragédie du 6 juillet 2013, pour un montant total autorisé de 45,4 millions $, duquel 11,2 millions sont déjà financés à long terme.

Ainsi, 23 règlements déjà votés par le conseil municipal sont en cause. Certains feront probablement l'objet d'un remboursement par un ou des programmes d'aide du gouvernement québécois, promis pour Lac-Mégantic.

Ensuite, les journalistes ont pu apprendre que le projet de carrefour giratoire, à l'entrée du centre-ville, à l'intersection des rues Laval, Frontenac, Villeneuve, Dollard, du Québec-Central et Milette, a été abandonné, parce que la voie ferrée s'y trouve encore. La rue Frontenac ne se retrouve plus dans le même axe que la rue Laval (mais plutôt le prolongement de la rue Dollard), la rue Milette a été éloignée de son point de jonction avec la rue Frontenac, un virage obligatoire à droite a été ajouté à la sortie de la rue du Québec-Central.

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