Sébastien Lebel-Grenier prône un «développement raisonné»

S'il est élu recteur de l'UdeS, le doyen... (Spectre Média, René Marquis)

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S'il est élu recteur de l'UdeS, le doyen de la faculté de droit Sébastien Lebel-Grenier veut mettre l'accent sur le développement de l'innovation. « On doit reprendre à bras-le-corps cette agilité, cette capacité de répondre de façon rapide, efficace et surtout innovante, aux nouveaux besoins de formation, pour se positionner pour l'avenir et attirer les meilleurs étudiants. », dit-il.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, entend proposer un «développement raisonné, s'il est élu recteur de l'Université de Sherbrooke.

« Ce que je propose, c'est un rectorat de développement raisonné. Ce n'est pas un développement tous azimuts. Je crois qu'il faut être absolument stratégique, on n'a plus les moyens de développer tous azimuts (...) Il faut s'assurer que le développement qui sera fait à Sherbrooke va nous aider à demeurer un joueur incontournable », fait valoir celui qui est à la tête de la faculté de droit depuis 2011.

Celle-ci compte environ 1500 étudiants.

M. Lebel-Grenier présente sa vision en notant que le rectorat de l'ex-recteur Bruno-Marie Béchard Marinier peut être décrit par le mot « développement », tandis que le terme « consolidation » caractérise celui de la rectrice Luce Samoisette.

Il estime que ce qu'il a à offrir est très différent de ce que l'on a connu jusqu'ici.

Il précise qu'il ne veut surtout pas désavouer le travail de la rectrice Luce Samoisette et de son équipe.

« Ça a été un travail extrêmement difficile dans une période qui a été particulièrement trouble. Je crois que l'équipe a travaillé très fort pour maintenir les acquis de l'UdeS. La différence, c'est que je vois la nécessité de façon très importante de nous projeter vers l'avenir, cette idée de nous positionner de façon stratégique en occupant des créneaux qui sont en émergence, en affirmant l'originalité des modalités pédagogiques... »

Il souligne que l'UdeS s'est démarquée historiquement en innovation pédagogique.

« Je crois qu'il faut qu'on redonne de l'impulsion à ce niveau-là, qu'on donne les moyens à nos unités de développer des projets qui seront porteurs... »

M. Lebel-Grenier ne parle pas de changement radical, mais dit vouloir mettre l'accent sur le développement de l'innovation.

Son nom circule depuis plusieurs mois. Il voulait d'abord examiner les besoins établis par la communauté universitaire.

Un peu plus tôt cet automne, un profil du candidat recherché et un portrait des besoins ont été publiés. Sa famille a aussi fait partie de sa réflexion. « C'est une réflexion amorcée depuis longtemps, pour moi il était important de respecter le processus et il fallait laisser le temps à la communauté universitaire de se prononcer... »

Professeur à la faculté depuis 2001, M. Lebel-Grenier est devenu doyen en 2011. Son mandat a été renouvelé en 2015.

Comment, à ses yeux, se porte l'UdeS?

« La période que l'on vient de traverser, les coupes budgétaires successives, ont fait mal. Je crois que la communauté sent le besoin d'être entendue, écoutée, qu'on écoute les difficultés qu'elle vit avec les rondes de compressions. »

À ses yeux, l'UdeS n'a pas de marché naturel et elle doit attirer ses étudiants.

« Si on regarde la grande force de l'UdeS, ce qui l'a toujours démarquée, c'est sa capacité d'innovation, le fait qu'elle est très agile. J'ai l'impression qu'avec les rondes de compressions successives que l'on a connues, on a perdu un peu de cette agilité-là. On s'est surtout occupé de protéger les forces, les acquis. On s'est moins projeté vers l'avenir. Je crois qu'on doit reprendre à bras-le-corps cette agilité, cette capacité de répondre de façon rapide, efficace et surtout innovante, aux nouveaux besoins de formation, pour se positionner pour l'avenir, attirer les meilleurs étudiants... »

Il souligne que l'UdeS doit aussi déployer la recherche dans les domaines où elle excelle. « Ce n'est pas vrai qu'on peut exceller dans tous les domaines. »

Interrogé sur les créneaux sur lesquels l'UdeS devrait miser, M. Lebel-Grenier indique qu'il les précisera au fil de la campagne; il entend continuer de consulter ses pairs.

Parallèlement, il plaide pour un « leadership fort »; la capacité d'écoute lui apparaît primordiale.

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