Alain Webster nourrit des objectifs ambitieux

Vice-recteur au développement durable, Alain Webster veut mettre... (Spectre Média, René Marquis)

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Vice-recteur au développement durable, Alain Webster veut mettre à profit son expérience et sa connaissance du milieu universitaire pour insuffler du dynamisme au secteur de la recherche.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) De l'excellence en enseignement et en recherche, en passant par le milieu de vie, les idées du vice-recteur au développement durable de l'Université de Sherbrooke, Alain Webster, sont multiples sur sa vision du prochain rectorat. Le milieu proposé par l'UdeS ne peut pas se contenter d'être bon, il doit être « excellent », fait valoir celui qui a annoncé sa candidature vendredi. Il faut aussi insister sur l'importance des universités, plaide celui qui a tenu ce discours alors que les compressions budgétaires imposées par Québec se sont cumulées au fil des dernières années.

« On entend parler uniquement des crises et des enjeux de gestion (...)

Il faut revenir dans un débat public sur l'importance de l'enseignement en général et du milieu universitaire en particulier pour le développement de nos sociétés. On a travaillé beaucoup pour relancer ce discours. »

Alain Webster est arrivé à l'UdeS en 1997, comme conseiller pédagogique. Il a notamment été vice-recteur à l'administration et au développement durable de 2007 à 2009, sous l'administration de l'ancien recteur Bruno-Marie Béchard Marinier.

Alain Webster, qui est aussi actuellement vice-recteur aux relations gouvernementales et au campus de Longueuil, dit caresser des objectifs ambitieux pour l'enseignement et la recherche, mais aussi pour le milieu de vie qu'offre l'UdeS.

« Il faut travailler pour augmenter le dynamisme du secteur de la recherche », fait-il valoir.

Interrogé sur les créneaux sur lesquels l'institution devrait miser, il note que les facultés ont déjà identifié des créneaux d'excellence, « qui couvrent des thématiques très larges ».

Pourquoi vouloir diriger l'UdeS?

« D'abord parce que c'est une université emballante, c'est une fonction qui est extraordinaire (...) L'université reste un privilège extrêmement grand. On a l'impression, à tort ou à raison, de contribuer un peu au développement de cette société », lance-t-il avec enthousiasme.

« On a vécu des années financièrement extrêmement difficiles. En termes de gestion, de capacité de négociation, de façon de travailler en réseautage pour optimiser et influencer les prises de décision, il faut une certaine habileté et il faut une bonne connaissance de ces choses. Ça fait dix ans que je fais ça au comité de direction », dit-il en ajoutant qu'il l'a fait sous trois rectorats, en énumérant l'administration Reid, Béchard Marinier et celle de Luce Samoisette.

« Dans l'ensemble de ces enjeux, ça doit faire 17-18 ans que je patauge dans les questions de financement universitaire », estime celui qui voit un avantage indéniable à bien connaître toute cette mécanique.

« Cette université a besoin de dynamisme, de tourner la page sur des années difficiles », estime également M. Webster.

Le développement durable au menu

On a beaucoup entendu parler de développement durable à l'UdeS ces dernières années. Il souhaite que l'institution continue sur cette lancée.

« On est des gestionnaires. Quand on gère ce type d'approche, c'est normal de réfléchir aux conséquences économiques, environnementales et sociales. C'est normal de se dire : ''Je gère ça pour aujourd'hui, il se passe quoi dans cinq ans et dans dix ans'' et donc d'avoir une vision à long terme. Pour moi, c'est ça les stratégies de développement durable : l'intégration de différentes dimensions, en se disant aussi bien pouvoir travailler de façon spécifique sur des façons de gérer qui vont minimiser les impacts environnementaux. »

« Il y a donc là une façon de se démarquer, un choix qu'on a fait depuis une dizaine d'années de pouvoir travailler sur ce créneau. Sur cette thématique - pas que sur celle-là - l'UdeS a tout avantage à se démarquer. Inévitablement, les sociétés devront réinventer ce modèle énergétique, comment transpose-t-on ça ici (...) Oui, cette université sera de plus en plus verte, parce que c'est comme ça que nos sociétés vont se développer ultérieurement. »

« Ça va contribuer au développement économique, ça va contribuer à résoudre quelques enjeux, et pour la région, c'est aussi un créneau qui a été retenu depuis longtemps. »

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