Trois candidats s'ajoutent à la course au rectorat de l'UdeS

La course au rectorat de l'Université de Sherbrooke... (Spectre Média, René Marquis)

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La course au rectorat de l'Université de Sherbrooke compte maintenant quatre candidats déclarés. L'ex-recteur de l'UdeS Bruno-Marie Béchard Marinier, le doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, et le vice-recteur au développement durable et vice-recteur aux relations gouvernementales, Alain Webster,  ont confirmé vendredi qu'ils ont déposé leur candidature pour succéder à la rectrice Luce Samoisette.

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(Sherbrooke) La course au rectorat de l'Université de Sherbrooke compte maintenant quatre candidats déclarés. L'ex-recteur de l'UdeS Bruno-Marie Béchard Marinier, le vice-recteur au développement durable et vice-recteur aux relations gouvernementales, Alain Webster, et le doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, ont confirmé vendredi qu'ils ont déposé leur candidature pour succéder à la rectrice Luce Samoisette. La Tribune a accueilli à ses bureaux vendredi, à tour de rôle, les trois candidats pour connaître leurs motivations. Les personnes intéressées avaient jusqu'à 17 h, ce vendredi, pour déposer leur candidature. Quatre candidats ont donc fait part de leur intention de diriger l'UdeS le 1er juin prochain. Le doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), Dr Pierre Cossette, a annoncé ses intentions en septembre dernier. L'ex-ministre de la Santé Réjean Hébert, également ex-doyen de la FMSS, a annoncé récemment qu'il ne serait pas candidat.

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L'ex-recteur de l'Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard Marinier, professeur à la faculté de génie, sera candidat à la course au rectorat. Il fera campagne en tandem aux côtés de l'ex-doyenne de la faculté des lettres et sciences humaines, Lynda Bellalite, qu'il entend recommander comme rectrice ajointe.

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Bruno-Marie Béchard Marinier veut faire rebondir l'UdeS

L'ex-recteur de l'Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard Marinier, fera campagne à la course au rectorat sous le thème « Rebondir ensemble ». Celui qui a dirigé l'institution de 2001 à 2009 fera campagne en tandem, aux côtés de l'ex-doyenne de la faculté des lettres et sciences humaines (FLSH), Lynda Bellalite.

« On prend l'engagement, si on est choisi, d'abord de rétablir le climat de travail, de se rebrancher sur nos milieux d'enracinement, de sortir de notre morosité, de la tendance à la bureaucratie dans laquelle on s'est peu à peu enlisé, pour se donner une nouvelle vision d'avenir à l'UdeS... On veut amener toute la communauté universitaire à rebondir ensemble », a commenté Bruno-Marie Béchard Marinier.

M. Béchard Marinier, actuellement professeur à la faculté de génie, avait 36 ans lorsqu'il a pris les rênes de l'UdeS, en 2001, et ses deux mandats ont été très médiatisés.

Pourquoi se lancer en tandem?

« Ce n'est pas une mince tâche de faire rebondir une université (...) Il faut prendre conscience à quel point les nouvelles générations se succèdent, plus rapidement, plus distinctement les unes des autres, en termes de caractéristiques, de valeurs, d'attentes, au point où les universités doivent se repenser. Ça, ce n'est pas un réflexe naturel, il faut s'éveiller à cette réalité changeante et amener des institutions de longue tradition à se repenser et à choisir de nouvelles façons de faire pour être certains de toujours bien coller aux nouvelles générations », répond-il. Il note que Mme Bellalite et lui se complètent très bien.

Devant un défi aussi important, ils sont convaincus de pouvoir mieux aborder les défis qui se posent.

Le prochain recteur ou la prochaine rectrice arrivera en fonction alors que la majorité des syndicats se retrouvent en négociations en vue du renouvellement des conventions collectives.

Les deux collègues conviennent qu'il est peu probable que tous ces dossiers soient réglés lors de l'entrée en fonction du nouveau dirigeant de l'UdeS.

« J'ai l'expérience, j'ai déjà piloté des négociations... Je n'ai aucune crainte à ce niveau-là. On va travailler extrêmement fort à rétablir le climat. Rétablir le climat va permettre d'avoir des négociations qui sont fructueuses, constructives. »

Sous ses deux mandats, l'UdeS a connu une croissance importante. Le campus de Longueuil a vu naître un tout nouveau pavillon. On peut penser que la donne a été complètement différente pour l'actuelle administration.

« Attention! J'ai connu des coupes importantes aussi! Quand je suis arrivé à l'Université, c'était après une série de vingt ans de coupes... On n'en était pas encore sorti, on était encore dedans. Même en contexte de coupe, il ne faut pas perdre notre dynamisme, notre goût de se développer. Bien sûr, on choisit des avenues, des projets différents, on n'investit pas les mêmes ressources, on choisit des projets de développement qui sont moins coûteux. Même en contexte difficile, quand on sait où on s'en va, qu'on a une vision nette et claire, il y a moyen d'aller chercher des appuis... »

Il estime que l'établissement a, en ce moment, besoin de consolidation.

« Je vais m'y investir de façon toute particulière. Étonnamment, on pense que la période qu'on a vécue était une période de consolidation, mais je pense que la consolidation reste en grande partie à faire. Une grande partie de nos efforts va aller de ce côté-là, et de l'autre, réfléchir à l'avenir, et aligner nos efforts pour aller dans ce sens-là. »

L'ancien recteur estime que le mandat qu'il convoite serait très différent de ceux qu'ils a connus. « À l'époque, les défis n'étaient pas les mêmes. » L'UdeS avait alors un besoin de positionnement, selon lui. « Ce n'est pas ce dont l'UdeS a besoin de façon principale aujourd'hui. »

L'UdeS a besoin de consolidation, de remettre la communauté en pleine santé organisationnelle, de refaire les ponts avec les milieux d'enracinement, et de se positionner sur l'avenir, énumère-t-il.

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