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Ascot Corner veut garder ses écoliers

L'école La Source-Vive accueille près de 300 élèves.... (Spectre Média, Maxime Picard)

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L'école La Source-Vive accueille près de 300 élèves. L'établissement est déjà à l'étroit, et des prévisions montrent que sa clientèle devrait continuer de grimper dans les prochaines années.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) La municipalité d'Ascot Corner se mobilise afin d'éviter le déplacement de ses élèves de l'école La Source-Vive ailleurs sur le territoire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS). La CSRS, qui étudie la possibilité de transférer les enfants afin de faire face à l'augmentation dans l'école primaire, se dit ouverte aux scénarios que proposera la Municipalité, tout en rappelant qu'elle doit composer avec les normes du ministère de l'Éducation.

Pour la mairesse Nathalie Bresse et ses collègues du conseil municipal, le transfert d'élèves à l'extérieur, soit l'équivalent de deux classes, n'est pas une option.

La CSRS envisageait la possibilité de transférer les enfants à l'école des Avenues, dans l'est de Sherbrooke, ou à Notre-Dame-des-Champs, à Stoke. « On est à explorer des scénarios », indique-t-on à la CSRS à propos des scénarios sur la table.

Afin d'éviter ce scénario prévu pour la rentrée 2018, la municipalité souhaite mettre des locaux à la disposition de l'école.

« Il n'y a rien de concret. Il faut commencer par rencontrer l'école, voir si ça la satisfait », note Mme Bresse.

La solution espérée à long terme par la municipalité est un agrandissement.

Des représentants de la municipalité ont rencontré des dirigeants de la CSRS récemment.

L'école de la Source-Vive accueille environ 290 élèves de la maternelle à la sixième année et elle est déjà à l'étroit.

Ascot Corner prévoit l'arrivée de différents projets de développement sur son territoire, soit l'équivalent de 177 unités de logement d'ici les trois prochaines années.

Selon la CSRS, ces prévisions pourraient se traduire par l'augmentation de 42 élèves dans la municipalité d'Ascot Corner.

« Quand on étudie l'ensemble des écoles, la Source-Vive fait partie des écoles assez peuplées. D'ici deux ans, il va falloir intervenir. Elle est dans notre mire. On a tenu une rencontre avec le conseil d'établissement et la municipalité. Ils nous ont fait sentir qu'ils étaient intéressés à participer à trouver des solutions », lance d'entrée de jeu Carl Mercier, directeur général adjoint à l'administration à la CSRS.

Des normes à respecter

La CSRS ne ferme pas la porte à la solution envisagée par la Municipalité, soit d'utiliser d'autres locaux pour accueillir les élèves.

« Ce qu'on ne négocie pas, c'est qu'il faut que ce soit propice aux apprentissages », souligne Carl Mercier en notant également qu'il faut penser à une mesure temporaire. « Il faudra étudier la proposition », note pour sa part le président de la CSRS, Gilles Normand.

La municipalité de Saint-Denis-de-Brompton a vécu une situation semblable, il y a quelques années. Saint-Denis-de-Brompton avait rendu disponibles des locaux pour accueillir les élèves de l'école primaire Jardin-des-Lacs. La communauté s'était mobilisée afin d'obtenir le feu vert de l'agrandissement de l'école. Les nouveaux espaces de l'établissement ont pu être inaugurés en 2014.

« Si on nous propose un agrandissement, on peut être porteur du dossier. Mais de quelle façon ça va être reçu par le Ministère, on ne le sait pas », commente M. Normand.

M. Normand et M. Mercier rappellent que le Ministère tient compte de certaines normes dans les projets d'agrandissement ou de construction. Le Ministère privilégie d'abord les locaux disponibles sur le territoire scolaire avant d'aller plus loin. Ce territoire est subdivisé en quartiers. D'ici cinq ans, uniquement avec les prévisions du Ministère, sept locaux seraient disponibles dans l'ensemble du quartier lié à la Source-Vive. « Il faut évaluer des scénarios pour transférer des élèves vers des écoles qui ont de la place. »

Le Ministère ne tient cependant pas compte des projets de développement urbain dans ses prévisions.

Mme Bresse note pour sa part que le député de la circonscription de Mégantic, Ghislain Bolduc, a été saisi du dossier.

La CSRS et la municipalité pourraient tenter de se tourner vers un programme mettant de l'avant des projets d'équipements communautaires, pour lequel les municipalités doivent assumer 40 % du financement.

La CSRS souhaite que « le plan de réalisation de l'option choisie » soit élaboré d'ici le 30 juin 2017. À défaut d'une autre option disponible, peut-on lire dans un document de l'organisation, elle révisera le territoire d'appartenance de cette école.

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