Le promoteur de la Coupe Riders n'exclut pas un retour

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Bien qu'il ait décidé d'annuler la prochaine édition de la Coupe Riders à Sherbrooke, le promoteur de l'événement ne met pas une croix sur la possibilité d'y revenir dans les années qui viendront.

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(Sherbrooke) Même si la Coupe Riders n'aura finalement pas lieu à Sherbrooke en janvier, son promoteur, les Productions Circus, n'exclut pas la possibilité d'y ramener l'événement dans le futur.

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Christian Papillon

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Rappelons que les Productions Circus ont annoncé jeudi l'annulation de la Coupe Riders 2017 en raison de l'approbation trop tardive de l'administration municipale concernant la tenue de l'événement.

À la suite de cette annonce, les comités exécutifs de la Ville et de Destination Sherbrooke ont recommandé au conseil municipal de ne pas donner suite au projet d'aménagement d'une piste permanente de patinage extrême au mont Bellevue.

« Le processus décisionnel pour les événements se fait à la fin de l'année, donc c'est bon pour les événements d'été. Mais nous, ça ne nous laisse que quelques mois pour nous organiser et pour chercher des partenaires financiers puisque notre événement a lieu dans les premiers mois de l'année suivante », explique Christian Papillon, directeur des Productions Circus.

« C'était la réalité des dernières années aussi, alors l'an passé, j'avais demandé qu'on ait une décision officielle au printemps ou au début de l'été cette année pour l'édition suivante, afin qu'on puisse avoir quelques mois d'avance, mais ça n'a pas été le cas », déplore-t-il.

M. Papillon indique que si le projet de piste permanente de patinage extrême avait été confirmé, la situation aurait été fort différente.

« La piste permanente nous aurait beaucoup aidés, parce qu'on aurait pu signer des contrats avec des partenaires pour les prochaines années », souligne-t-il.

Interrogé à savoir s'il considérait organiser à nouveau la Coupe Riders à Sherbrooke dans les années à venir, Christian Papillon dit « ne renoncer à aucune éventualité ».

« Je ne fais pas de croix sur rien. Mon objectif, c'est de développer ce sport-là, ç'a toujours été ça. Je veux qu'il soit pratiqué par le plus de gens possible et accessible à tous. [...] Je ne ferme donc aucune porte qui pourrait me permettre de développer mon sport. Ç'a s'est bien passé dans les dernières années [à Sherbrooke], mis à part le délai de réponse. L'équipe de Destination Sherbrooke nous a donné un très grand soutien. »

« C'est une triste fin aujourd'hui. Mais si, à l'avenir, il y a une nouvelle possibilité de développer le sport à Sherbrooke, on va la considérer », assure-t-il.

Pas de Coupe Riders : bonne ou mauvaise nouvelle, selon les élus

En apprenant l'absence de la Coupe Riders à Sherbrooke en 2017, certains élus municipaux ont été désappointés, tandis que d'autres ont vu d'un bon oeil les économies liées à l'annulation de l'événement.

« Je suis déçue, parce que ça faisait quand même deux ans que l'événement avait lieu, et parfois, ça prend quelques années avant d'apprivoiser un projet. Vu qu'on avait déjà fait deux années et que ça avait quand même très bien été, je trouve ça décevant pour les gens qui pratiquent ce sport-là », confie la conseillère Nicole A. Gagnon.

Quant à lui, le conseiller Marc Denault considère que l'argent qui aurait été investi dans l'organisation de la Coupe Riders et l'aménagement d'une piste de patinage extrême permanente pourra servir à des activités s'adressant à une plus grande partie de la population.

« Arriver avec un projet de cette ampleur, mettre en valeur des équipements au mont Bellevue qui étaient destinés à une faible portion de la population de Sherbrooke, qui venait avec des factures en lien avec l'entretien, la sécurité, je ne pense pas que ça s'accordait avec les objectifs de développement de la montagne que la plupart des citoyens recherchent », déclare-t-il.

« Combien d'années est-ce qu'on a déploré l'état de nos terrains de soccer, une discipline sportive qui est pratiquée par tout près de 5000 Sherbrookois et qui amène des événements sur une base régulière? Je pense que c'est une bonne chose que la Coupe Riders ne soit pas répétée, parce que ça nous donne une bonne opportunité de mettre ces investissements-là dans les services directs à la population », ajoute M. Denault.

Piste permanente de vélo?

Concernant l'installation d'une piste permanente de vélo de montagne au mont Bellevue, les élus municipaux rejoints par La Tribune ce week-end s'accordent pour dire que la montagne a grandement besoin d'amour, mais que la nature des aménagements à faire doit d'abord être discutée avec les citoyens.

« Quand on s'est fait présenter le dossier de la piste permanente de patinage et de vélo, pour moi, ce qui est ressorti, c'est qu'il fallait faire une consultation sur l'avenir du mont Bellevue », souligne la conseillère Annie Godbout. « C'est un joyau, et il y a beaucoup d'organismes qui pourraient profiter de cette infrastructure naturelle là. Maintenant, quel type d'infrastructure doit-on prioriser? Je trouve que cet exercice-là n'a pas été fait. »

« Donc pour moi, de dire tout de suite qu'on continue seulement avec le vélo de montagne, ça me déçoit. Je pense qu'il faudrait faire l'exercice complet avant de dire ça. Si c'est trop dispendieux ou trop demandant de faire une consultation publique en bonne et due forme, à tout le moins, j'aimerais m'assurer que tous les organismes ont été rencontrés, que tout le monde a pu se prononcer. »

Marc Denault abonde dans le même sens que sa collègue. « Je pense qu'il y a des aménagements à faire au mont Bellevue, tant au point de vue du vélo de montagne que du chalet principal et des infrastructures d'accueil, mais il faut parler avec les gens du secteur, les utilisateurs de la montagne, pour voir ce qu'on doit prioriser. Je pense qu'on ne peut pas régler tout d'un coup dans la même année, mais que l'on pourrait se donner un budget quinquennal en disant : voici ce qu'on va faire dans les cinq prochaines années pour rendre les installations encore plus attrayantes, plus conviviales autant pour les utilisateurs de la montagne pendant la période hivernale que ceux de la période estivale. »

Rappelons qu'il y a environ une semaine, les conseillers Annie Godbout, Jean-François Rouleau et Marc Denault avaient signé une pétition,lancée par l'ancien membre du comité du sport et du plein air à la Ville de Sherbrooke Olivier Audet, pour demander une consultation publique au sujet de la construction possible d'une piste de patinage de descente extrême au mont Bellevue.

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