Le Centre jeunesse perd ses cuisines

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Vendredi matin dans les bureaux de la CSN, Laurent-Paul Maheux, Denis Beaudin et Alexandre Simoneau ont dénoncé la fermeture des cuisines du Centre jeunesse de l'Estrie. -

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Les intervenants du Centre jeunesse de l'Estrie craignent de perdre un outil précieux pour la réhabilitation des adolescents avec la fermeture des cuisines à Val-du-Lac.

Le Syndicat du personnel du Centre jeunesse de l'Estrie-CSN (SPCJECSN) dit avoir su récemment que le CIUSSS de l'Estrie - CHUS entend cesser les activités du service alimentaire de l'établissement d'hébergement du Centre jeunesse de l'Estrie.

Les repas seraient dorénavant desservis par le CHUS Fleurimont ou Hôtel-Dieu, selon un principe de popote roulante, a-t-on dénoncé vendredi matin à Sherbrooke.

« Nous sommes certes, préoccupés des pertes d'emploi, mais nos inquiétudes sont aussi à l'égard des jeunes pour qui il leur est loisible d'exécuter des stages au service alimentaire. L'impact clinique au niveau de la réadaptation est loin d'être négligeable », déclare Alexandre Simoneau, vice-président du SPCJE-CSN.

« De plus, nous avons aussi des appréhensions au niveau des besoins particuliers que ce soit d'allergies ou d'intolérances qui dans cette masse pourraient ne pas être soigneusement respectées. La salubrité lors des transports et la ponctualité des livraisons sont aussi des questionnements légitimes », ajoute M. Simoneau.

Ce dernier ajoute que l'employeur a suggéré que les jeunes puissent faire des stages au sein de cuisines des hôpitaux Hôtel-Dieu et de Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, ce qui serait difficile d'application, compte tenu de la clientèle particulière et fragile du Centre jeunesse.

« Souvent, il va arriver qu'un jeune veuille faire une recette. Nous avons les cuisines pour les initier aux recettes. Ça nous permet de créer des liens », dit-il.

« Il faut savoir que plusieurs des adolescents du Centre jeunesse n'ont jamais pu faire la cuisine avec leurs parents comme j'ai eu l'occasion de faire. »

Avec cette décision, cinq postes sont menacés de disparition. Chaque jour, le service alimentaire sert environ 120 repas, matin, midi et soir.

« Mais la vraie interrogation demeure la raison qui motive une telle décision », renchérit Laurent-Paul Maheux, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux - CSN (FSSS-CSN).

« Il n'a jamais été démontré que le service alimentaire au Centre jeunesse de l'Estrie était un poids financier, bien au contraire sa rentabilité a déjà été prouvée, et ce, de par la vente de repas à plusieurs professionnels, cadres et au personnel de la commission scolaire de Sherbrooke. »

« Le ministre Barrette a-t-il en vision d'autres coupures comme celle-ci pour l'Estrie?» s'interroge pour sa part Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie - CSN.

« Il faut absolument qu'il cesse tous ses projets de centralisation qui éloigne les services de la population et de la clientèle. Les impacts qu'entraînent les compressions sur les services aux jeunes et leurs familles rendent nécessaire la mise en place d'un moratoire sur les coupes. Un moratoire nous permettrait de prendre acte de ces impacts et de réfléchir à des solutions avec le gouvernement. »

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