Retour de la guerre aux sacs de plastique

Tommy Bureau, conseiller de l'AREQ au niveau de... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Tommy Bureau, conseiller de l'AREQ au niveau de l'environnement et de la condition des hommes, et Fernand Grenier, président régional de l'AREQ-Estrie, ont procédé au lancement régional de la campagne « Tous les jours sans mon sac de plastique ».

Spectre Média, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Malgré les nombreuses campagnes visant à en réduire l'utilisation, les sacs de plastique à usage unique continuent de faire des ravages dans l'environnement Et ce, de multiples façons, constate l'Association des retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) qui relance le débat entourant l'utilisation de ces sacs jusqu'à l'Assemblée nationale.

Réunis à l'hôtel Delta mercredi midi, une centaine de membres de l'AREQ-Estrie ont pris connaissance des grandes lignes de la campagne « Tous les jours sans mon sac de plastique » qui vise à sensibiliser non seulement les citoyens, mais les élus aux menaces que représente l'utilisation des sacs de plastique à usage unique.

Selon les données colligées par l'AREQ, le Québec produisait en 2010 un milliard de sacs de plastique à usage unique. De ce nombre, le quart seulement (25 %) trouvait le chemin du recyclage. Qu'est-il advenu des 75 % restant? Les chances que ceux-ci se soient retrouvés dans l'environnement sont plus que plausibles, estime Tommy Bureau, conseiller à l'AREQ, qui est venu présenter les conclusions de ses recherches aux membres de l'AREQ-Estrie dans le cadre d'une action nationale.

Les données recueillies par M. Bureau démontrent notamment que le plastique est omniprésent dans les océans où il menace les écosystèmes. On estime en effet à 150 millions de tonnes la quantité de déchets de plastique présents dans les océans. Tant et si bien que si rien n'est fait d'ici 2050, les océans devraient contenir davantage de plastique que de poissons.

« Et ce chiffre-là, a précisé M. Bureau, ne vient pas de l'aile radicale de Greenpeace. C'est la conclusion à laquelle en est arrivé le Forum économique de Davos. Cela démontre que même la haute finance internationale est préoccupée par l'impact du plastique dans nos océans », ajoute le conseiller.

À cela s'ajoute le fait qu'entre un million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de matières plastiques, ajoute M. Bureau, en évoquant les conséquences sur la chaîne alimentaire et sur la santé des organismes vivants.

Comme le plastique prend entre 100 et 400 ans à se dégrader, sa décomposition entraîne l'émanation de gaz à effet de serre tels que le méthane, dont l'impact dans l'atmosphère peut durer 1000 ans.

Parmi les alternatives que propose l'AREQ se trouve le principe des 3RV, à savoir : la réduction à la source, la réutilisation, le recyclage et la valorisation.

L'AREQ invite donc population à se joindre au mouvement en se rendant sur son site web afin de signer la pétition qui sera en ligne jusqu'au 29 novembre pour ensuite être déposée déposée à l'Assemblée nationale.

Fondée en 1961, l'AREQ compte quelque 58 000 membres à l'échelle québécoise, dont plus de 3000 en Estrie. Elle est affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

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