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Coin Jardins-Fleuris et Jonquilles: la brigadière demeurera en poste

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Après avoir décidé de retirer les brigadiers à quatre intersections sherbrookoises dans un souci d'économies, la Ville de Sherbrooke fait marche arrière et convient de conserver une brigadière à l'intersection des rues des Jardins-Fleuris et des Jonquilles.

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(Sherbrooke) Après avoir décidé de retirer les brigadiers à quatre intersections sherbrookoises dans un souci d'économies, la Ville de Sherbrooke fait marche arrière et convient de conserver une brigadière à l'intersection des rues des Jardins-Fleuris et des Jonquilles. Malgré les activités de sensibilisation menées dans le secteur, il a été jugé trop dangereux de procéder au retrait.

Josée Cliche, coordonnatrice à la brigade scolaire et au service aux sinistrés à la Ville de Sherbrooke, a rapporté que le comportement des automobilistes et des enfants était jugé non sécuritaire à cet endroit. Elle se base sur les informations fournies par la brigadière, par le Service de police de Sherbrooke (SPS), par les organismes communautaires du secteur et sur les données recueillies lors de visites sur place.

« C'est une communauté située sur un territoire qui est classé parmi les plus défavorisés en Estrie sur le plan matériel et social. Au moins une personne sur dix est immigrante et une proportion de la communauté ne connaît pas bien le français ni notre réglementation », explique Mme Cliche.

« Dans le milieu, les parents accompagnent peu ou pas les enfants à l'école. Les enfants ne sont pas habitués de suivre des directives et ils font preuve d'une grande agitation lors des déplacements. Le SPS nous a fait part que dans la dernière année, de nombreuses contraventions ont été remises à cette intersection, soit 110 contraventions, entre autres pour la vitesse ou le non-respect de la signalisation. »

À la lumière de ces informations, pour assurer la sécurité des enfants, Josée Cliche recommande le maintien de la brigadière.

Marc Denault, président du comité de la sécurité publique, a indiqué que la Ville avait fait preuve d'ouverture au changement. « Lors des consultations avec la population, nous avons senti beaucoup d'émotion de la part des gens présents dans le secteur des Jardins-Fleuris. L'impact budgétaire est d'environ 20 000 $. C'est minime quand il est question d'assurer la sécurité des jeunes. »

Son collègue Vincent Boutin a pour sa part affirmé qu'il fallait être à l'écoute des citoyens. « Quand on arrive sur le plancher des vaches, on se rend compte que la réalité est différente de ce que nous pensions. Je sens que les citoyens seront heureux de cette décision. »

Les brigadiers ont bel et bien été retirés des trois autres intersections ciblées, soit celles des rues Allard et du Chalumeau, près de l'école de la Samare, des rues Normand et Raby, près de l'école Desranleau, et des rues Viel et des Vétérans, près de l'école Beaulieu. La transition, qui comportait des rencontres aux intersections visées, la distribution de bracelets lumineux et l'installation de panneaux de signalisation temporaires, a été terminée en janvier dernier.

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