Lisée charge le gouvernement libéral

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, était... (Courtoisie)

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Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, était de passage à Victoriaville, samedi, afin de soutenir son candidat dans Arthabaska, Jacques Daigle.

Courtoisie

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Yanick Poisson
La Tribune

« Il faut envoyer ce groupe de politiciens corrompus dans l'opposition, qu'ils aillent suivre des cours d'éthique. »

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, s'est montré cinglant à l'endroit du Parti libéral lors de son passage à Victoriaville de samedi, pour appuyer son candidat Jacques Daigle. Pour la première fois en deux ans et demi, les sondages présentent son parti au coude à coude avec le Parti libéral.

« Et il nous reste deux ans pour continuer à monter, alors qu'eux continueront de descendre, prédit-il tout sourire. Il y en a qui ont dit qu'ils ne pourraient descendre aussi bas; je suis convaincu qu'ils descendront sous le seuil des 30 %. Un libéral sur quatre est insatisfait du gouvernement, ça en dit beaucoup », a-t-il lancé lors de sa visite au restaurant Plus.

Le nouveau chef ne cache pas que le fait d'avoir annoncé qu'il écartait l'option référendaire pour au moins les six prochaines années a de quoi rassurer plusieurs personnes qui craignent les contrecoups de la souveraineté, notamment sur l'économie.

« Même les indépendantistes n'en veulent pas. Les dommages causés par le Parti libéral sont tellement importants qu'il y a beaucoup de reconstruction à faire avant d'en arriver là, notamment en santé et en éducation. On est rendu avec un quota de couches. On n'est pourtant pas un pays du tiers monde », a-t-il déploré.

Lisée espère évidemment reprendre les circonscriptions laissées par Bernard Drainville (Marie-Victorin) et Pierre Karl Péladeau (Saint-Jérôme), mais il fonde aussi de grands espoirs sur Verdun et Arthabaska. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il en est déjà à une troisième visite dans la région de Victoriaville et qu'il a promis d'y revenir chaque semaine d'ici l'élection du 5 décembre.

Un appui de Jacques Baril

Le fait que Jean-François Lisée soit natif de Thetford Mines donne de l'élan à la course de Jacques Daigle. Le professeur de philosophie de carrière compte également sur l'appui de l'ancien député Jacques Baril, toujours populaire. À la retraite depuis près d'une quinzaine d'années, il a accepté de s'investir dans la course à la succession de Sylvie Roy.

« J'ai demandé à Jacques s'il voulait revenir pour deux ans, mais il m'a répondu qu'il était rendu ailleurs. C'est un appui important qu'il donne à la candidature de Jacques Daigle », raconte M. Lisée.

La présence du fermier à proximité du candidat a de quoi renforcer le discours péquiste en matière d'agriculture. M. Baril voit d'un mauvais oeil la modification du calcul de remboursement des taxes foncières qui fera perdre au change 82 % des agriculteurs. Il faut dire que les producteurs laitiers écopent déjà de pertes de l'ordre de 420 millions $ en lien avec l'importation de lait diafiltré et l'adoption du nouvel accord de libre-échange avec l'Europe.

« On peut-tu avoir un gouvernement qui va les aider plutôt que de leur nuire », a coléré Lisée.

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