Les oeuvres d'art public se multiplient à l'UdeS

L'oeuvre Le Hibou blanc, réalisée par le sculpteur... (Spectre Média, Maxime Picard)

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L'oeuvre Le Hibou blanc, réalisée par le sculpteur Ivanhoë Fortier (sur la photo), a été donnée à l'Université de Sherbrooke par le frère de l'artiste, Gilles Fortier. On peut désormais l'admirer près du pavillon Georges-Cabana. -

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Depuis cet été, deux nouvelles sculptures embellissent le campus de l'Université de Sherbrooke, portant à 20 le nombre d'oeuvres d'art public qui font partie de la collection de l'UdeS. Ces deux créations ont été inaugurées vendredi dans le hall du Centre culturel, en compagnie des artistes qui les ont imaginées, André Fournelle et Ivanhoë Fortier.

« Ces oeuvres ne sont pas seulement très belles et parfois très fonctionnelles, elles représentent aussi des facteurs de création, des éléments qui vont amener l'ensemble des étudiants et le corps professoral à se dire : si on veut que cette société soit la plus innovante possible, elle doit également être très créatrice », soulignait Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales de l'UdeS.

La première de ces oeuvres, Le Hibou blanc d'Ivanhoë Fortier, a été offerte à l'Université de Sherbrooke par le frère de l'artiste, Gilles Fortier. Cette sculpture de béton de six pieds de haut, sortir directement du « subconscient » de son créateur, a été installée à proximité du pavillon Georges-Cabana.

« Il y a plusieurs années, j'ai commencé à faire des plaquettes d'aluminium qui s'emboîtaient les unes dans les autres en forme de croix, mentionne M. Fortier. C'est la même chose que j'ai faite avec cette oeuvre-là, mais en béton : de tous les côtés, les plaques, qui sont identiques, se croisent et laissent apparaître un genre de hibou. Normalement, je ne nomme pas mes oeuvres, mais ce sont des enfants dans le quartier chez mon frère, où j'ai fait cette sculpture, qui l'appelaient toujours le hibou, alors c'est resté! »

Pour la seconde sculpture, Rosace d'André Fournelle, la démarche d'acquisition a été tout autre. « Loto-Québec a mis sur la route une exposition intitulée Territoires imaginés, par les artistes de la Collection Loto-Québec, qu'on a reçue au Centre culturel en janvier 2014. Par la suite, Loto-Québec nous donnait un montant d'argent, 15 000 $, pour que l'on se procure une oeuvre d'art public », explique Suzanne Pressé, coordonnatrice des expositions et de l'animation de la Galerie d'art du Centre culturel.

C'est donc André Fournelle et son idée de bancs en aluminium évoquant des oiseaux qui ont été choisis. Ces bancs, au nombre de deux, ont été placés près de l'entrée du Centre culturel sur un espace circulaire de trois mètres de diamètre. Ils entourent une rosace lumineuse bleue, inspirée d'un vitrail de la cathédrale de Bourges.

« Pour faire les bancs, je suis allée dans une fonderie à Joliette. Je suis allé voir le propriétaire et je lui ai demandé si je pouvais couler mes pièces et faire mes moules moi-même. Il m'a dit qu'il n'avait jamais utilisé la technique que j'employais, mais il m'a laissé aller. (...) Ç'a m'a permis de retrouver mon premier métier, celui de fondeur! », raconte M. Fournelle.

« Pour moi, l'oiseau est le messager de la connaissance à travers le temps, d'où le lien avec l'université », ajoute-t-il.

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