Élection de Trump: « On n'avait pas de belles candidatures »

Benjamin Jeannotte et Leo Verge... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Benjamin Jeannotte et Leo Verge

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Newport) Les habitants du secteur de Newport semblent avoir généralement accueilli la victoire de Donald Trump sans grand enthousiasme ni déception. Plusieurs n'ont pas voté mardi et d'autres ont inscrit sur leur bulletin de vote le nom d'une personne qui ne participait tout simplement pas à l'élection présidentielle.

« Je suis content d'avoir un clown à la présidence, ironise Starluck Larkin. Mon choix, ça aurait été Bernie Sanders, s'il avait battu Hillary Clinton lors des primaires. Remarquez, je préfère que ce soit Trump plutôt que Clinton qui ait été élu. »

M. Larkin juge que le système politique aux États-Unis est complètement dysfonctionnel, ce qui explique son abstention. « Ce sont les élites qui le contrôlent et ça engendre des problèmes majeurs », affirme-t-il.

Sur le point de revenir au Québec après 23 années passées aux États-Unis, Benjamin Jeannotte s'est également abstenu de voter, estimant que les deux candidats à la présidence n'en valaient pas la peine.

« On n'avait pas de belles candidatures devant nous. Ces deux candidats étaient des menteurs », déclare-t-il, avouant néanmoins que Trump était son préféré parmi les deux.

Exploitant un commerce au centre-ville de Newport, Jo-Ann Dalpe révèle pour sa part avoir écrit le nom de Mickey Mouse sur son bulletin de vote, une façon pour elle de contester. « Les deux candidats à la présidence étaient des idiots », suggère-t-elle.

Malgré son opinion tranchée, Mme Dalpe croit que Donald Trump pourrait être utile à son pays s'il pose les bons gestes. « Son idée de lutter contre le libre-échange n'est pas lumineuse, surtout que pas mal de Canadiens viennent acheter à notre commerce, indique-t-elle. Mais je crois que son expérience en tant qu'homme d'affaires l'aidera à trouver des solutions pour relancer l'économie. »

«J'ai inscrit le nom d'une personne qui n'avait pas posé sa candidature.»


Habitant Orleans au Vermont, Dorothy Johnson n'a pas davantage appuyé l'un des deux principaux candidats. « J'ai inscrit le nom d'une personne qui n'avait pas posé sa candidature, comme c'est permis dans notre État. Il était impensable que je supporte Clinton ou son adversaire républicain », déclare-t-elle.

Mme Johnson estime que le nouveau président est un « homme imprévisible qui n'hésite pas à transformer la vérité » pour convaincre la population d'adhérer à ses idées. « J'ai peur de ce que fera Donald Trump durant les prochaines années, note-t-elle. Ce qui me rassure, c'est que le congrès ne voudra probablement pas le suivre dans toutes ses folles idées. »

Détestant Hillary Clinton, Sally Newton a quant à elle donné son appui Trump. « Le résultat de l'élection m'a emballée. J'aime ce que notre nouveau président affirme. Il peut selon moi transformer le pays. Bien des choses ont été dites au sujet de son comportement avec les femmes, mais on ne sait pas si elles sont vraies. Il a une belle famille et ça m'inspire confiance », explique-t-elle.

Leo Verge ne partageait toutefois pas la satisfaction de Mme Newton. Il indique avoir carrément encaissé un « choc » en apprenant qui a été le choix de la population des États-Unis mardi.

« Je ne lui fais pas confiance, souligne M. Verge. Il n'a pas l'expérience nécessaire pour faire du bon boulot. D'après moi, à l'intérieur de 100 jours, il aura déclenché une guerre avec un autre pays. »

Le Vermontois soutient par ailleurs que le Parti démocrate aurait mieux fait de choisir Bernie Sanders à titre candidat à la présidence. « Il n'a pas de squelettes dans son placard, contrairement à Clinton », fait-il valoir.

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