Libre échange : Trump crée l'incertitude

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Est-ce que le nouveau président américain sera vraiment en mesure de déchirer l'accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, comme il l'a promis durant la campagne électorale?

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(Sherbrooke) Est-ce que le nouveau président américain sera vraiment en mesure de déchirer l'accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, comme il l'a promis durant la campagne électorale?

C'est ce que se demande le président de la Maison régionale de l'industrie (MRI), sachant que nombre d'entreprises d'ici exportent leurs produits de l'autre côté de la frontière et profitent de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

« Nous sommes dans l'incertitude », convient Pierre Bélanger, lors d'un entretien accordé à La Tribune, mercredi avant-midi.

« Ce que nous savons, c'est que nous devrons vivre avec Donald Trump à la présidence des États-Unis un bout de temps avant de savoir ce qu'il va faire exactement. Il ne pourra pas tout faire d'un coup ce qu'il a promis durant la campagne. Donald Trump ne pourra couper tous les ponts avec le Canada non plus. »

M. Bélanger était heureux de constater mercredi avant-midi que les marchés boursiers n'avaient pas plongé de façon prononcée comme plusieurs le craignaient. Les marchés mondiaux affichaient un calme relatif quelques heures après l'élection du républicain Trump.

Il trouve néanmoins inquiétant ce qui pourrait se passer dans les prochains mois, car cette élection sort le monde de l'industrie de sa « zone de confort. C'est insécurisant », admet-il.

« Nous dépendons peut-être trop du commerce avec les États-Unis. C'est important de diversifier nos clients. Il faudra probablement y voir. »

Dans ce sens, il enchaîne en faisant remarquer que le Canada vient de signer un accord de libre-échange avec l'Europe.

« Les politiciens ne peuvent pas tout changer. Il y a plusieurs intervenants qui sont intéressés par le libre-échange de l'ALENA. Des entreprises américaines font des affaires avec nous. Elles vont avoir leur mot à dire », déclare le président de la MRI.

« Il faut se montrer confiant malgré tout. Il y a des entreprises américaines, comme Wal-Mart, qui sont ici au Canada aussi. Elles ne voudront pas que les échanges entre les deux pays soient arrêtés. Rappelons-nous, le Brexit devait tout changer... Obama devait tout changer... »

« Peser sur l'accélérateur »

La suggestion de diversifier ses marchés est encore plus vraie au lendemain de l'élection américaine, fait remarquer Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole. « Ce n'est pas nouveau, on répète souvent ça à notre monde, mais là c'est encore plus vrai », lance-t-elle.

« Avec l'élection de Donald Trump, il faut peser sur l'accélérateur. »

Les marchés de l'Europe et de l'Asie sont intéressants, précise-t-elle. Mais aussi ceux de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. « Il est certain que pour les entreprises canadiennes, se tourner vers les États-Unis c'est plus naturel. Est-ce que des marchés comme l'Asie et l'Afrique sont plus difficiles? Ça dépend. Il faut bien s'entourer », répond la gestionnaire.

« Il y a moyen de trouver de bonnes ressources pour se faire accompagner. Des organismes gouvernementaux sont là pour aider les entreprises. On les paye. Il faut s'en servir. »

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