Bibeau annonce un «virage majeur» de l'aide internationale

« Les filles et les femmes sont plus... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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« Les filles et les femmes sont plus vulnérables à la pauvreté, à la violence, mais elles sont aussi d'incroyables moteurs de changements. Elles peuvent faire la différence », affirme la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) La nouvelle politique d'aide internationale du Canada mettra l'accent sur les femmes et les filles, qui s'avèrent un « important moteur de changement ». Cette nouvelle politique sera dévoilée au début de 2017, après avoir été présentée au conseil des ministres au début de décembre.

La ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a dévoilé quelques-unes des grandes lignes, lundi, lors d'un colloque intitulé « Regards sur l'Afrique ».

L'événement, organisé par l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke en collaboration avec l'Agence des relations internationales, avait lieu au Centre culturel de l'UdeS.

« Les filles et les femmes sont plus vulnérables à la pauvreté, à la violence, mais elles sont aussi d'incroyables moteurs de changements. Elles peuvent faire la différence », a indiqué la ministre lors de son allocution.

« Le virage est majeur. On ne veut plus juste faire une étude d'impacts des projets qui sont proposés, on veut s'assurer que les projets, dès qu'ils commencent à germer, prennent en considération les femmes et les filles, c'est-à-dire qu'elles vont être consultées sur le terrain avant que le projet naisse. Elles vont participer à la prise de décisions. »

La ministre a souligné l'importance de l'éducation. À titre d'exemple, elle a indiqué que « pour chaque année supplémentaire où une fille demeure à l'école, son revenu va augmenter de 15 % à 25 % ».

« Il faut offrir l'éducation aux garçons et aux filles. C'est la meilleure façon de protéger les filles des mariages précoces et forcés, c'est la meilleure façon de protéger les garçons, d'éviter qu'ils soient recrutés par des groupes armés, de leur donner confiance en l'avenir. »

Cette politique sera le reflet d'une vaste consultation, a souligné la députée fédérale de Compton-Stanstead.

« De mai à juillet, plus de 15 000 personnes ont participé aux séances de consultation et sur internet. On achève toute l'analyse de ces consultations. »

Le cadre financier de la politique d'aide internationale sera toutefois connu avec le dépôt du budget fédéral, attendu en mars.

Engagement envers l'Afrique

La ministre a aussi souligné l'engagement du Canada envers l'Afrique.

Citant différentes statistiques, elle a noté que plus de la moitié de la croissance de la population mondiale d'ici 2050 se produira sur le continent africain.

En outre, la population de l'Afrique doublera d'ici 2050, pour atteindre 2,4 milliards de personnes.

D'ici à 2020, jusqu'à 250 millions d'Africains sont susceptibles de souffrir d'insécurité alimentaire en raison de perte de bétail et de mauvaises récoltes causées par le climat.

La ministre a plaidé pour « des solutions africaines aux problèmes africains », en augmentant entre autres les partenariats avec les organismes locaux. La ministre s'est notamment rendue en Afrique de l'Ouest cet été.

Elle a aussi profité de son passage à l'UdeS pour lancer un programme de stages internationaux pour les jeunes, de même que l'initiative de stages internationaux pour les jeunes autochtones.

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