Anciens djihadistes à l'UdeS: l'AMUS a dû rassurer ses membres

L'Association des musulmans de l'Université de Sherbrooke a tenu à « rassurer... (Archives La Tribune, Marie-Lou Béland)

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(Sherbrooke) L'Association des musulmans de l'Université de Sherbrooke a tenu à « rassurer ses membres et la communauté universitaire » par le truchement du journal étudiant vendredi à la suite des questionnements soulevés dans La Tribune lundi dernier, selon lesquels une filière djihadiste avait peut-être existé sur le campus de l'Université de Sherbrooke dans le passé.

« Il est désolant de constater que certains termes véhiculés peuvent mener à des interprétations faussées des objectifs et des activités de l'Association des musulmanes et musulmans de l'Université de Sherbrooke (AMUS). L'AMUS souhaite rassurer ses membres et la communauté universitaire sur le fait qu'elle n'est en aucun cas associée à quelconque filière de radicalisation ou d'extrémisme violent, tel que soulevé en questionnement dans certains médias », pouvait-on lire sur le site du Collectif dans une missive signée « par le comité exécutif de l'AMUS ».

La Tribune a tenté en vain de joindre l'un des membres actuels ou anciens de l'AMUS il y a une semaine en lien avec le cas d'Assane Kamara, cet ancien étudiant détenu au Sénégal parce qu'il est suspecté d'avoir voulu grossir les rangs des djihadistes.

« Lors de l'assemblée générale annuelle du groupe, les membres ont entériné une décision à l'effet qu'aucun membre du comité exécutif ne pouvait agir à titre de porte-parole de l'AMUS, notamment en ce qui a trait aux interventions avec les médias, et que l'association en était une apolitique. Sans pour autant oublier qu'il est évidemment du devoir de toute et tout citoyen de veiller à la sécurité publique », ajoute l'association étudiante dans sa lettre.

On y rappelle également que « l'AMUS a comme mission de regrouper les étudiantes et étudiants musulmans de l'UdeS et leur proposer des activités sociales, culturelles et sportives ainsi que leur faciliter l'accomplissement des rites islamiques » et qu'il « s'agit d'un lieu de rencontre apolitique pour les membres. »

La Tribune a rencontré l'ex-président de l'AMUS dimanche, mais n'a pu obtenir de commentaires supplémentaires.

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