Déception au Salon féminin pluriel

Le Salon féminin pluriel, qui se tenait au... (Spectre média, Marie-Lou Béland)

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Le Salon féminin pluriel, qui se tenait au Centre multisports Rolland Dussault de vendredi à dimanche, n'a pas attiré autant de visiteurs que prévu, à la grande déception des organisateurs.

Spectre média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Le Centre multisports Rolland-Dussault paraissait bien vaste dimanche, étant donné le peu de personnes qui déambulaient de kiosque en kiosque au Salon féminin pluriel.

« On est déçus, honnêtement », confie Danny Lachance, l'organisateur de ce salon 100 % féminin qui avait lieu de vendredi à dimanche. « On s'attendait à de meilleurs résultats : on aurait aimé avoir 4000 ou 5000 personnes. On n'a pas encore de chiffre exact, mais on sait que ce n'est pas ce qu'on a eu. »

M. Lachance s'explique difficilement ce manque d'intérêt de la part des Sherbrookoises, qui avaient pourtant été présentes en grand nombre lors de la première édition de l'événement, l'an dernier.

« Je pense que les gens ont peut-être eu le réflexe d'aller au Centre de foires, puisqu'on était là-bas l'an passé », suppose le promoteur.

Femmes et politique

Elles étaient à peine une douzaine à assister au panel politique animé par Anne Marcotte en début d'après-midi et mettant en vedette Annie Godbout, Karine Vallières, Vicky-May Hamm, Hélène Dauphinais et Pierre-Luc Dusseault.

Même s'ils discutaient devant une salle presque vide, les cinq élus se sont exprimés avec passion sur des thèmes comme la conciliation travail-famille et la place des femmes en politique, des sujets on ne peut plus d'actualités alors que les États-Unis s'apprêtent à élire possiblement la première femme à la tête de la Maison-Blanche.

«Quand elle a pleuré, Lise Thériault a été traitée de tous les noms sur les tribunes publiques.»


L'animatrice Anne Marcotte a également abordé la question de la gestion des émotions chez les personnalités politiques, en prenant pour exemple le moment où, en 2005, la ministre Carole Théberge s'était mise à pleurer en pleine assemblée nationale.

La députée de Richmond, Karine Vallières, a alors déploré le double standard qui, selon elle, existe toujours à ce sujet, en comparant les réactions qu'ont suscitées les larmes de Lise Thériault et de Pierre Karl Péladeau.

« Quand elle a pleuré, Lise Thériault a été traitée de tous les noms sur les tribunes publiques, on disait qu'elle n'était pas assez forte pour faire la job, mais on a salué l'homme de coeur qu'était Pierre Karl Péladeau de vouloir retourner auprès de ses enfants et tout ça, a-t-elle relevé. C'est une des parties que je trouve vraiment épouvantables : le traitement que l'on réserve aux femmes et aux hommes en politique, c'est vraiment deux choses complètement différentes. »

La femme derrière l'entrepreneur

L'histoire de Nicolas Duvernois, fondateur de l'entreprise PUR vodka, a été racontée maintes et maintes fois. Mais ce que peu de gens savent, c'est que M. Duvernois doit une partie de ce prodigieux succès à sa conjointe, Karolyne Auger, qui l'accompagnait en entrevue sur la scène principale du Salon féminin pluriel dimanche.

Lorsque la mannequin a commencé à fréquenter M. Duvernois, celui-ci traversait « les pires moments de sa vie » : le restaurant qu'il venait tout juste d'ouvrir s'avérait être un échec lamentable et le jeune homme de 24 ans n'avait plus un sou.

Malgré tout, Mme Auger n'a jamais cessé de croire en son amoureux, et l'a même encouragé lorsque l'idée folle de fabriquer de la vodka au Québec lui est venue à l'esprit.

« Quand tu sors d'une expérience catastrophique, que tu as tout perdu, tu te demandes si quelqu'un d'autre va croire en toi, raconte Nicolas Duvernois. Lorsque j'ai dit à Karolyne que j'allais faire de la vodka, je n'étais pas trop sûr de ma phrase, mais elle, elle était sûre. Ça m'a donné le boost que ça me prenait. »

C'est aussi Karolyne qui se cache derrière la recette du nouveau Romeo's Gin, le deuxième produit créé par PUR vodka.

« Je voulais absolument que notre gin goûte la fraîcheur, explique l'entrepreneur. Ça faisait un an qu'on cherchait la bonne recette : peu importe ce qu'on distillait, on n'y arrivait jamais. Et un jour, alors que Karo était enceinte de neuf mois, (...) on est allés au restaurant. Elle a pris une soupe froide, et soudainement, elle m'a dit : « J'ai trouvé la recette ». »

« J'ai dit à mon bras droit, Stéphane, de développer un gin à partir des ingrédients de la soupe, et 24 heures plus tard, on avait une recette qui bat tous les records aujourd'hui. »

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