Âgés mais bien vivants !

Déjà samedi matin, le Salon de la FADOQ... (Spectre média, Maxime Picard)

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Déjà samedi matin, le Salon de la FADOQ avait accueilli un millier de visiteurs venus s'informer sur les services offerts à la population de 50 ans et plus.

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) «On a tout ici pour planifier ou continuer de vivre une belle retraite! »

Le discours du président de la Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ) en Estrie, Paul Legault, est bien loin du sombre portrait qu'on se fait généralement des aînés. Samedi matin, il se réjouissait d'avoir vu déjà près de 1000 personnes franchir les portes du Centre de foires de Sherbrooke à l'occasion du Salon de la FADOQ de la région de l'Estrie.

Quelque 82 exposants étaient présents à l'événement ce week-end afin d'informer la population de 50 ans et plus sur des services touchant autant la santé, la sécurité, le bien-être, les loisirs ou encore les services financiers et gouvernementaux.

« Parmi les nouveautés cette année, on a notamment un atelier sur la réanimation cardiorespiratoire avec Ambulance de l'Estrie, indiquait M. Legault. On a aussi un véhicule de la SAAQ, que les gens peuvent utiliser lors d'un atelier de sensibilisation sur les angles morts. »

S'impliquer et revendiquer

Depuis 2014, Louise DesChâtelets prête son visage à la campagne du Bouton argenté, qui fait la promotion d'une qualité de vie adéquate pour les aînés du Québec. Mme DesChâtelets a d'ailleurs passé la journée de samedi à ce kiosque afin de rencontrer les visiteurs et leur parler de cette cause qui lui tient à coeur.

« Je trouve que l'objectif du Bouton argenté est intéressant, parce qu'à travers le Journal de Montréal et le Journal de Québec, je reçois souvent des lettres de jeunes qui disent : "Ah les vieux, ils ont tous des grosses pensions, et nous, on a de la misère à arriver!". Mais l'objectif de la FADOQ, ce n'est pas de revendiquer des droits uniquement pour les aînés, au détriment de qui que ce soit : c'est plutôt de prouver que les aînés ont le droit à la santé, à la sécurité, au bien-être et à l'appartenance à la collectivité, comme n'importe qui », soulignait la porte-parole.

« Le message qu'on veut passer, c'est que ce n'est pas parce qu'on vieillit qu'on n'a pas le droit de bien vivre, et aussi, que si on s'entraide et qu'on se parle entre générations, il y a beaucoup plus de chances qu'on construise une société équitable pour tout le monde. »

Néanmoins, l'actrice et auteure du Courrier de Louise souligne que si les aînés ont le droit de revendiquer, ils ont aussi le devoir de continuer de s'impliquer dans leur communauté.

« Il y en a qui sont malades, mais ce n'est pas la totalité des aînés, faisait-elle remarquer. On a la peau plus ratatinée, mais on est vivants! Alors il faut continuer d'agir dans la société et de favoriser les relations intergénérationnelles. Ce n'est pas parce que tu es à la retraite de ton travail que tu es à la retraite de la vie. »

Les proches ont aussi besoin d'aide

Si plusieurs aînés se sont rendus au Salon de la FADOQ de l'Estrie pour découvrir les différents services qui s'offrent à eux, certains visiteurs, plus jeunes, étaient plutôt sur place pour apprendre comment mieux venir en aide à leurs parents, qui sont en perte d'autonomie ou qui souffrent d'une maladie dégénérative.

« Même s'il y a de plus en plus de soutien offert aux proches aidants, beaucoup de gens sont encore gênés de venir chercher de l'aide, parce qu'ils ne reconnaissent pas leur rôle de proche aidant, justement », constatait Laurence Lebrun, intervenante du Regroupement des aidantes et aidants naturels (RAAN) de Sherbrooke.

« Il y a beaucoup de croyances erronées qui demeurent ancrées, dont celle de dire : mes parents ont pris soin de moi depuis que je suis né, alors je ne fais que leur redonner ce qu'ils m'ont donné, ça va de soi. Je le fais par amour, alors je n'ai pas besoin d'aide. Pourtant, très souvent, ils en ont besoin. »

Puisque les proches aidants sont à risque d'épuisement, explique Mme Lebrun, il est important pour eux d'aller chercher du soutien, du moins à titre préventif. Ce support, le RAAN l'offre entre autres par le biais de suivis psychologiques, de formations, de groupes de soutiens et d'ateliers thématiques.

« Être proche aidant, c'est un rôle difficile, parce que l'espérance de vie est plus grande qu'auparavant, donc les gens sont amenés à l'être beaucoup plus longtemps, soulignait Laurence Lebrun. Si, par exemple, je prends soin de mon conjoint qui a une maladie dégénérative, au départ, ça me demande peut-être une implication moindre, mais avec le temps, ça devient de plus en plus important et les responsabilités s'accumulent sur mes épaules. C'est pour ça que c'est important d'aller chercher de l'aide. »

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