L'UdeS aura un centre d'expertise en santé mentale

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Normand Legault, président de la campagne majeure d'Avenirs et de passions, a profité du point de presse pour indiquer que plus de 60 M$ ont été amassés dans le cadre de cette campagne de financement. Celle-ci regroupe plusieurs projets d'envergure.

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(Sherbrooke) L'Université de Sherbrooke aura son propre centre d'expertise en santé mentale. L'institution a fait l'annonce jeudi de la création de ce centre, grâce à une contribution de 1,5 M$ de RBC Banque Royale. Un des objectifs est de permettre aux familles de réduire le nombre de portes où elles doivent aller cogner lorsqu'un jeune présente des problèmes de santé mentale, tout en visant une réduction du nombre de personnes nécessitant des services. Près d'un tiers des jeunes québécois âgés de 15 à 24 ans présentent un niveau élevé de détresse psychologique.

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L'Université de Sherbrooke a fait l'annonce jeudi de la création du Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale. Sur la photo, on aperçoit Luc Borduas, président de la Fondation de l'Université, Normand Legault, président de la campagne majeure d'Avenirs et de passions, Lucie Bégin, vice-présidente régionale de RBC Banque Royale, Robert Pauzé, directeur du centre, Luce Samoisette, rectrice de l'UdeS et Sarah Marcil, étudiante en psychoéducation.

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Les problématiques sont variées : on peut penser notamment à l'anxiété et à la dépression.

Le Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale bénéficiera de 1,5 M$ sur cinq ans.

Les partenaires souhaitent mettre en place des activités favorisant la promotion, la prévention des troubles de santé mentale et le dépistage précoce.

« On observe qu'environ 75 % des problèmes de santé mentale vont se déclarer avant l'âge de 22 ans, 50 % vont se déclarer avant 14 ans », note le directeur du centre, Robert Pauzé, professeur titulaire au département de psychoéducation de l'UdeS.

Actuellement, les familles touchées par ces problématiques doivent rencontrer plusieurs spécialistes ; le but du centre est notamment de mieux intégrer tous ces services.

M. Pauzé rappelle du même coup que lorsqu'un jeune présente des problèmes de santé mentale, c'est du même coup toute la famille qui en ressent les contrecoups.

« Au Québec, 28 % des personnes de 15 à 24 ans présentent un niveau de détresse psychologique élevé. Au cours des 10 dernières années, le nombre de jeunes Estriens souffrant d'anxiété, de dépression et de déficit d'attention a quant à lui doublé. Face à ces constats alarmants, l'UdeS a pris les devants... » a souligné la rectrice de l'Université de Sherbrooke, Luce Samoisette.

Le projet permettra à quatre facultés de conjuguer leurs efforts et leurs expertises. Différentes cliniques universitaires de l'UdeS pourront du même coup accentuer leur maillage.

En Estrie, un enfant ou un adolescent sur cinq aurait des problématiques de santé mentale, selon Robert Pauzé. Des travaux ont déjà été amorcés.

Quelles sont les principales ? « On sait qu'il y a beaucoup de troubles du déficit de l'attention avec hyperactivité, de troubles anxieux, de la dépression, des troubles envahissants du développement », énumère-t-il.

« Les problèmes de santé mentale, c'est rarement un problème unique, c'est quelque chose de complexe. Il y a plusieurs facteurs de risque qui vont jouer dans l'apparition, le maintien et le développement de ces pathologies-là, sauf que les interventions sont souvent très ciblées et centrées parfois sur des dimensions très restreintes de la problématique de l'enfant », a expliqué M. Pauzé.

« Un enfant ayant des problèmes de santé mentale, c'est aussi une famille en difficulté, en détresse. Souvent, on va porter attention à l'enfant, mais la famille est laissée pour compte. L'intégration des services va permettre de répondre aux familles. »

Le projet aura un impact sur l'enseignement aux étudiants et au développement des nouvelles pratiques. L'annonce s'est faite en présence de Lucie Bégin, vice-présidente régionale de RBC Banque Royale.

Normand Legault, président de la campagne majeure d'Avenirs et de passions, a profité du point de presse pour indiquer que plus de 60 M$ ont été amassés dans le cadre de cette campagne de financement. Celle-ci regroupe plusieurs projets d'envergure.

Plus de prévention pour les troubles alimentaires

La création du Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale permettra de mieux prévenir les troubles alimentaires chez les jeunes.

Lors du point de presse, le professeur Robert Pauzé, directeur du Centre, a fait valoir qu'une clinique sur les troubles alimentaires chez les enfants et les adolescents incluant un volet prévention, intervention précoce et spécialisée sera fonctionnelle dans les prochains mois.

« On a déjà une clinique des troubles alimentaires au CHUS, mais le projet RBC vient nourrir ce projet-là en ajoutant des professionnels pour avoir une plus grande offre de services dans cette clinique. À cette clinique, on va associer un volet préventif dans les milieux scolaires et un projet d'intervention précoce. Le projet préventif va concerner des centaines et des centaines d'adolescents. On va être dans des écoles pour implanter ce programme de prévention. »

Des interventions de groupe pourront être réalisées.

La clinique en troubles alimentaires en pédiatrie du CHUS reçoit en moyenne 40 nouveaux jeunes par année, selon le professeur Pauzé.

« Ce que le projet RBC vient apporter, ça apporte une contribution en termes de personnel complémentaire. On va emmener des psychoéducateurs dans le suivi de ces enfants-là, des travailleurs sociaux. On aura la possibilité de faire des groupes de parents pour les soutenir dans l'intervention. On veut aussi associer des orienteurs professionnels. Beaucoup de jeunes de 16,17,18 ans sont en quête d'identité et ont besoin d'orientation... »

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