Le Québec fait le point sur la prévention de l'Alzheimer

Le Sherbrookois Dr Guy Lacombe, professeur titulaire à... (Spectre Média, René Marquis)

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Le Sherbrookois Dr Guy Lacombe, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke et interniste-gériatre au CIUSSS de l'Estrie - CHUS est président du 3e Congrès québécois sur la maladie d'Alzheimer.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Plus de 450 chercheurs, cliniciens et professionnels de la santé sont réunis à Sherbrooke de mercredi à vendredi pour le 3e Congrès québécois sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées.

« C'est extrêmement réjouissant de voir qu'autant de gens se préoccupent d'une maladie qui touche tout le monde, lance d'emblée le président du congrès, Dr Guy Lacombe.

« C'est un succès pour nous, continue-t-il, mais c'est surtout un succès de voir autant de professionnels, de toutes les régions du Québec et de toutes les professions proches des troubles cognitifs, de l'ergothérapeute au neuropsychologue, à l'orthophoniste, au médecin omnipraticien, au médecin spécialiste, gériatre, neurologue, jusqu'aux intervenants communautaires et à la Fédération des sociétés Alzheimer. C'est une grosse participation qui montre à quel point, au Québec, on s'implique pour aider les gens qui sont touchés par la maladie. »

Ce congrès se réunit tous les deux ans, à l'initiative du Réseau des cliniques de mémoire du Québec, pour permettre aux experts de la province, connus pour beaucoup mondialement, de partager leurs connaissances de pointe avec les professionnels qui font du développement clinique, résume Dr  Lacombe, qui est lui-même professeur titulaire en médecine interne et gériatrie à la Faculté de médecine et des sciences de la santé du l'Université de Sherbrooke et interniste-gériatre à la clinique de mémoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, pavillon Argyll.

Cette troisième édition doit mettre l'emphase sur la prévention et la prise en charge des patients et de leurs proches.

« On en parle depuis très longtemps, mais devant le tsunami qui s'annonce, explique Dr Lacombe, il faut que les gens soient conscients qu'il y a des façons de diminuer l'impact de la maladie qui sont déjà documentées. »

De grands enjeux

La prévention médicale et les facteurs de risques, l'activité physique comme moyen de prévention de la démence, la nutrition et l'entraînement cognitif feront ainsi l'objet de communications jeudi. « Tous ces éléments dont on sait les bienfaits, mais dont on parle un peu comme si on en parlait trop plutôt que de parler que oui, c'est vrai, ça peut aider », commente Dr Lacombe.

Les enjeux ne sont pas négligeables quand on sait qu'en Estrie seulement, Alzheimer Canada estime entre 4000 à 6750 le nombre de personnes souffrant d'atteintes cognitives liées à l'Alzheimer; un nombre appelé à croître jusqu'au « tsunami » avec le vieillissement accéléré de la population.

« Au Québec, on est en train d'inventer une façon de prendre en charge les personnes âgées qui n'existe pas ailleurs, rassure Dr Lacombe. Une façon où des groupes de médecine familiale créent des équipes infirmières-médecins pour prendre en charge ces patients grâce à un réseautage avec les cliniques de mémoire spécialisées et grâce à un cursus qui est disponible sur les sites du ministère de la Santé pour que tous parlent le même langage et aient accès aux mêmes traitements. »

Outre la prévention et l'accompagnement, le congrès doit faire une large place à l'espoir, vendredi, avec la présentation des grandes études en cours au Québec et au Canada. Parce qu'au bout de toutes les connaissances accumulées, les experts voient poindre des solutions pour freiner l'Alzheimer.

« Actuellement, illustre entre autres Dr Lacombe, il y a une avenue thérapeutique tellement bien élaborée et claire qu'il y a sept médicaments dans le monde qui sont à l'étude pour approbation, pour arriver à un médicament qui va être disponible à court terme en pharmacie pour modifier la maladie. C'est extraordinaire quand on pense qu'il y a dix ans, on n'avait même pas le modèle métabolique pour être capable de proposer ça. On est très enthousiaste. »

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