La Clinique des médecins d'urgence déménage

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En quittant le 632 rue Bowen Sud en décembre, la Clinique des médecins d'urgence de Sherbrooke va laisser la pharmacie Proxim de Nathalie Marchessault sans médecin au 2e étage.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Qu'elle soit ou non reconnue comme superclinique par le ministère de la Santé et des Services sociaux, la Clinique des médecins d'urgence de Sherbrooke quittera la rue Bowen Sud en décembre pour des locaux neufs au deuxième étage du Centre de santé du sommet, au 1280 rue King Est.

À cette nouvelle adresse, la quinzaine de médecins de la CMU pourront être consultés selon le même fonctionnement qu'auparavant, incluant du sans rendez-vous pour les clientèles inscrites ou non, de 9 h à 21 h la semaine et de 9 h à 17 h la fin de semaine.

La Clinique déménage en raison de locaux désuets qui engendrent un certain nombre d'irritants à l'interne, explique sa directrice adjointe Roxanne Valois.

Mais comme La Tribune le révélait en primeur mercredi, la CMU espère également devenir une des deux supercliniques de Sherbrooke prévues dans le plan de déploiement du ministre Gaétan Barrette, qui souhaite en voir implanter 50 au Québec d'ici la fin de 2018.

« Nous avons déposé notre demande en août. On attend des réponses », confirme Mme Valois, qui se garde bien de crier victoire même si elle reconnaît que la CMU satisfait déjà, à première vue, « un bon nombre des critères » identifiés par le MSSS pour être une superclinique.

Parmi ces critères, notons que la CMU est une clinique réseau, en ce sens qu'elle offre des services aux clientèles inscrites ou non, et qu'elle le fait selon un horaire tout près des 12 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année énuméré dans les exigences des supercliniques.

« Ça fait 20 ans qu'on fait ça, continue Mme Valois, maintenant est-ce que le Ministère va acquiescer à notre projet? C'est ce qu'on va voir. »

La directrice adjointe ne cache pas toutefois que le défi de recruter des médecins pour offrir cette prestation de services reste entier.

« On est constamment en recrutement. Nous ne sommes pas à pleine capacité ici non plus. On a encore amplement de la place pour atteindre trois médecins sur le quart de jour et trois médecins sur le quart de soir. »

Advenant qu'elle soit reconnue superclinique, la Clinique des médecins d'urgence devra également recruter pour offrir son propre service de prélèvement, ainsi qu'un service d'imagerie à proximité ou au sein de ses locaux.

Une pharmacie sans médecin

La pharmacienne Nathalie Marchessault, propriétaire de l'édifice de la rue Bowen Sud où logeait la CMU au deuxième étage depuis 20 ans, appréhende un peu quant à elle l'impact de ce déménagement.

Elle entend réagir en se mettant elle aussi en mode recrutement de médecins, même si elle convient que la partie n'est pas gagnée compte tenu de toute la mouvance qui se vit dans les cliniques médicales à Sherbrooke.

« Pour nous, on perd nos médecins, alors c'est sûr qu'on va perdre ce roulement-là à la pharmacie, dit Nathalie Marchessault. C'est des médicaments, c'est aussi toutes les autres courses que les patients viennent faire en attendant. Il va y avoir clairement un impact. On sera en mesure de le chiffrer quand les médecins auront quitté. »

Opérant sous la bannière Proxim, Mme Marchessault précise toutefois que sa pharmacie était là avant l'arrivée de la Clinique des médecins d'urgence, qu'elle jouit d'une clientèle établie et que son emplacement, presque voisin de l'Hôtel-Dieu du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, est très avantageux.

« J'ai fait toute ma carrière ici et je suis propriétaire depuis quatre ans. Je me souviens de l'implantation de la Clinique des médecins d'urgence. (...)On sait qu'il nous amène une clientèle de passage qu'on n'aura plus, mais on a aussi une belle clientèle qu'on espère être à même de garder. On espère qu'on offre un assez bon service pour ça. »

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