1:54, un film qui «ouvre la discussion»

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(SHERBROOKE) Le film 1:54 du réalisateur Yan England a son utilité alors que le débat sur l'intimidation fait rage au Québec.

Alexandre Hurtubise... (Archives La Tribune, René Marquis) - image 1.0

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Alexandre Hurtubise

Archives La Tribune, René Marquis

Le patron de la Maison du cinéma trouve «étonnant» que des fonctionnaires du ministère de l'Éducation ont suggéré de ne pas organiser des sorties scolaires pour assister à ce film coup de poing.

Selon Alexandre Hurtubise, 1:54 fait réfléchir les jeunes sur les petits gestes et petites paroles qui peuvent devenir en fait de l'intimidation.

«Je crois que c'est un film que les jeunes doivent voir. C'est vrai que des fois, il est difficile et dur», avoue-t-il.

«Mais c'est préférable de le voir justement dans un cadre scolaire. Ça ouvre le sujet sur l'intimidation. Les jeunes vont en parler après.»

La Presse révélait mercredi matin que des fonctionnaires du ministère de l'Éducation du Québec ont demandé l'annulation d'une sortie au cinéma pour visionner 1:54 organisée dans le but d'aborder avec les élèves le sujet de l'intimidation

13 ans et plus

Le film a eu l'appui d'organismes comme Tel-Jeunes, la Fondation Jasmin Roy et de l'Ordre des psychoéducateurs du Québec. Même le premier ministre Philippe Couillard a aimé le film, souligne La Presse.

Le film est classé 13 ans et plus, souligne M. Hurtubise.

«J'avais vu le film avant sa sortie en salle, dit-il. Il est sorti il y a deux semaines. Il était en progression de 14 pour cent à sa deuxième semaine de diffusion, ce qui est rare pour des films québécois.»

«Yan England est venu à une diffusion la semaine dernière. Plusieurs jeunes sont restés dans la salle après pour discuter avec lui.»

Le long métrage raconte l'histoire de Tim, un adolescent timide, brillant, et doté d'un talent sportif naturel. Mais la pression qu'il subit le poussera jusque dans ses derniers retranchements, là où les limites humaines atteignent le point de non-retour, explique le synopsis.

Le film 1:54sera à l'affiche encore quelques semaines, prévoit Alexandre Hurtubise. Quelques groupes scolaires ont été le voir. «Le bouche à oreille se fait. Les jeunes amènent leurs parents après. Ça permet de lancer la discussion», note-t-il.

«Le film a eu de bonnes critiques. Ça ne tombe pas dans la caricature. Il fait réfléchir.»

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