Pas de clinique de désensibilisation au CHUS à court terme

Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS ne prévoit... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS ne prévoit pas mettre sur pied à court terme une clinique de désensibilisation aux allergies alimentaires.

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS ne prévoit pas mettre sur pied à court terme une clinique de désensibilisation aux allergies alimentaires.

« Actuellement, au Québec, l'immunothérapie orale pour les individus souffrant d'allergies alimentaires n'est disponible qu'à l'intérieur de projets de recherche. Au CIUSSS de l'Estrie - CHUS, en ce moment, les ressources médicales et infirmières étant limitées, nous sommes à répondre au service de base en allergologie-immunologie clinique », explique la Dre Chantal Lemire, chef hospitalier du service d'immunologie-allergologie du département de pédiatrie au CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

Par ailleurs, le centre hospitalier se réjouit de l'embauche de trois nouveaux allergologues-immunologues prévus d'ici les trois prochaines années. Ces specialistes s'ajouteront aux deux allergologues-immunologues pédiatriques déjà en poste. Une excellente nouvelle pour les 3564 patients sur la liste d'attente en allergologie-immunologie au CIUSSS de l'Estrie - CHUS, soit 729 patients de 17 ans et moins et 2835 patients de 18 ans et plus.

« Nous sommes fiers d'annoncer les recrutements de trois nouveaux allergologues-immunologues cliniques, le premier débutant cet automne. Le service d'immunologie-allergologie vivra sous peu une réorganisation majeure de son offre de services et comme centre universitaire, dans le futur, nous aimerions développer l'accès à l'immunothérapie orale pour les patients souffrant d'allergies alimentaires. Les allergologues-immunologues cliniques du CIUSSS de l'Estrie - CHUS souhaitent aider les patients qui auront de l'intérêt pour ce traitement et ont le souci de l'accessibilité pour ce traitement lorsque celui-ci fera partie des pratiques établies au Québec », souligne la Dre Lemire.

La direction du CHU Ste-Justine appuie le développement d'une 1ère clinique au Canada en immunothérapie orale pour les patients souffrant d'allergies alimentaires. Une clinique qui nécessitera 750 000 $ d'investissement pour la mise sur pied et son fonctionnement pendant trois ans. Des pourparlers sont envisagés par ce centre avec le ministère de la Santé pour dégager du financement. Une pétition adressée à Gaétan Barrette circule (byebyeallergies.ca). De plus, il est prévu que la fondation du CHU Ste-Justine contribue également.

« Nous sommes également prêts à collaborer avec nos collègues des autres centres universitaires. En plus de ressources financières, un tel traitement nécessite une supervision médicale étroite pour prendre en charge les réactions anaphylactiques potentielles, et des ressources organisationnelles sont de mise. À l'extérieur de projets de recherche, une fois que cette pratique sera établie au Québec et en accord avec le ministère de la Santé, il y aura une possibilité d'instaurer ce type de pratique au CIUSSS de l'Estrie - CHUS. En contexte de ressources limitées, une analyse des coûts engendrés et des avantages pour les patients sera à faire », spécifie la Dre Lemire.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer