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Maternelle à 4 ans: «Peut-on laisser les enfants être des enfants?»

Dominique Jutras... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Dominique Jutras

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Une trentaine de personnes, majoritairement issues des centres de la petite enfance de la région, ont participé à la troisième étape de la Commission sur l'éducation à la petite enfance qui a eu lieu, mercredi, à Drummondville.

Appelées à s'exprimer sur ce qui est susceptible d'améliorer la formation des tout-petits, elles ont émis le constat que, même si elle assure gratuité et constance, la maternelle à quatre ans, comme le suggère notamment la CAQ n'est pas une bonne idée.

«Nous, c'est clair pour la maternelle 4 ans. Pourquoi faire vivre ce stress-là à nos enfants? Pourquoi les encadrer aussi serré? Est-ce qu'on peut laisser les enfants être des enfants? L'activité libre s'est perdue au fil des années», affirme Dominique Jutras, présidente du syndicat régional des CPE du Centre-du-Québec.

Irène Benoît, directrice du CPE Fardoche va plus loin en suggérant que l'on subventionne complètement l'adhésion des enfants de 4 ans dans les centres de la petite enfance afin qu'ils obtiennent une accessibilité universelle à une éducation adaptée à leur réalité.

«L'enfant de 4 ans, on le voit vraiment dans nos services. Nous avons des installations de 80 enfants maximum, des édifices à leur grandeur, ils jouent plus, vont plus à l'extérieur. Ils ont des repas chauds plutôt que des boîtes à lunch», argumente-t-elle.

Mme Jutras suggère qu'on instaure un programme visant à uniformiser l'éducation prodiguée tant dans les centres de la petite enfance que dans les garderies privées et en milieu familial. Ces grandes lignes directrices et ces formations qui seraient accessibles à tous pourraient ensuite être modulées en fonction des réalités de chacune des régions.

L'enseignante au Cégep de Drummondville, Chantal Parenteau, aimerait, pour sa part, que les éducatrices en garderie soient toutes titulaires d'un diplôme d'études collégiales. Elle considère que celles qui sortent de l'attestation n'ont malheureusement pas un bagage suffisant.

«Ce n'est pas pour les dénigrer, mais un DEC, c'est un DEC. On forme de super éducatrices qui vont aller chercher ce qui leur manque sur le terrain au fil des ans», dit-elle, allant jusqu'à suggérer une meilleure reconnaissance et la formation d'un ordre.

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