Résidence Murray : la valeur de la pétition remise en question

Les citoyens du comité de défense du patrimoine de la rue Murray s'inquiètent... (La Tribune archives, Frédéric Côté)

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La Tribune archives, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Les citoyens du comité de défense du patrimoine de la rue Murray s'inquiètent de la validité de la pétition déposée par le Regroupement des citoyens pour l'agrandissement de la Résidence Murray. Des 541 signatures recueillies à l'origine pour le projet du propriétaire Pierre Chapdelaine, plusieurs proviennent de citoyens résidant à l'extérieur du quartier concerné par le projet d'agrandissement.

Les membres du comité de défense ont été agacés par les propos du porte-parole du Regroupement des citoyens, Richard Baron, qui a demandé aux élus à deux occasions si leur pétition, qui compterait aujourd'hui 682 noms, suffirait à démontrer l'acceptabilité sociale du projet pour les citoyens du quartier. Le conseiller en communication Daniel Nadeau, embauché par le propriétaire de la Résidence Murray, rapportait pour sa part sur son blogue que la pétition favorable avait été signée par des citoyens du quartier qui pourraient voter dans l'éventualité d'un référendum.

« Nous avons eu accès aux informations non nominatives contenues dans la pétition en vertu de la loi d'accès à l'information », rapporte Richard Lepage, membre du comité de citoyens pour la défense du patrimoine de la rue Murray. Il a constaté que des signataires provenaient de Drummondville, Cookshire, Waterloo, Maricourt, Magog, et même de Caroline du Sud. Certains signataires proviennent aussi de zones qui ne seront pas habiles à voter dans l'éventualité d'un référendum sur l'agrandissement de la Résidence Murray.

« Quand je compte tous ceux qui se trouvent dans les zones admissibles au vote, j'arrive à 140 appuis. Je n'ai évidemment pas pu compter les gens qui n'ont pas laissé d'adresse physique », rapporte M. Lepage.

« Nous ne voulons pas jeter de l'huile sur le feu, mais nous voulons éclairer les gens de la Ville qui seront amenés à prendre une décision sur l'acceptabilité sociale du projet. Nous n'accusons le propriétaire de rien. Nous présentons l'examen que nous avons fait de la pétition », ajoute-t-il.

Familles des résidents

Le conseiller en communication Daniel Nadeau et le propriétaire de la Résidence Murray Pierre Chapdelaine rapportent tous les deux que la majorité des signatures ont été obtenues lors d'une activité de porte-à-porte dans les zones touchées par le projet, principalement la rue Murray, la 4e Avenue, la rue Kennedy Sud, la rue King Est et le secteur de la rue William-Ives. Une copie de la pétition a aussi été laissée à la Résidence Murray, pour les visiteurs et la famille des résidents, et dans certains commerces du quartier. Cette donnée pourrait expliquer pourquoi certaines adresses proviennent de l'extérieur.

« J'ai 92 résidents. Leurs enfants sont aussi concernés par le projet. Je pense que la Ville est assez compétente pour gérer le dossier. Ça confirme que les citoyens opposants ne sont pas de bonne foi et qu'il n'y a pas moyen de s'entendre avec eux. Sur le lot, il n'y en a pas beaucoup qui viennent de l'extérieur. 600 appuis au projet, c'est réaliste. C'est la preuve qu'il y a un besoin », dit M. Chapdelaine.

Un examen sommaire de la pétition permet de relever une trentaine d'adresses clairement identifiées à l'extérieur de Sherbrooke.

Rappelons que le comité de défense avait pour sa part déposé une pétition de 156 noms contre le projet d'agrandissement.

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