Plus de trois interventions policières par jour

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Crédit: Spectre Média: Jessica GarneauJournaliste : René-Charles Quirion Thématique Suicide, Jevi, appel à l'aide

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(Sherbrooke) Le Service de police de Sherbrooke intervient en moyenne plus de trois fois par jour pour des tentatives de suicide ou sur des événements pour des états mentaux perturbés.

Depuis le début de 2016, les policiers ont ouvert 263 dossiers pour des tentatives de suicide et 749 personnes qui présentaient des idées noires. « Ce sont des interventions que les policiers accomplissent en relation d'aide. Dans les cas d'état mental perturbé, l'intervention est souvent plus complexe et peut prendre plusieurs heures. Ce type de situation occupe des policiers pratiquement tous les jours », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Au cours des dernières semaines, le SPS a dû intervenir plus intensivement à ce sujet avec 57 interventions pour des états mentaux perturbés et neuf tentatives de suicide entre le 1er et le 15 octobre.

« Les mois d'octobre et de novembre sont des moments où nous sommes beaucoup plus occupés pour ce type d'intervention. Avant que la situation soit référée aux services de santé, les policiers sont alors occupés plusieurs minutes même plusieurs heures. », mentionne Martin Carrier.

Certaines situations de personnes disparues où l'on craint pour leur sécurité peuvent même mobiliser plusieurs véhicules de patrouille.

« Certaines fois, nous devons effectuer des surveillances ou des enquêtes pour retrouver une personne à risque d'attenter à sa vie. Nous devons aussi intervenir pour des situations où les personnes en détresse se barricadent avec des armes à feu dans leur résidence », explique le porte-parole du SPS.

En collaboration

Les policiers ont reçu des formations pour de telles interventions de détresse psychologique.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec JEVI, Urgence-Détresse, l'urgence psychiatrique ainsi que les ambulanciers », mentionne l'agent Carrier.

Les intervenants de la ligne Urgence-Détresse travaillent aussi avec les corps policiers lorsque la situation le prescrit.

« Lorsqu'une personne est sur le point de passer à l'acte en nous téléphonant, on la calme, mais on enclenche aussi le processus d'intervention avec les policiers », explique la coordonnatrice clinique au centre de prévention du suicide JEVI, Tania Boilar.

« Pour les situations où l'état mental de la personne est perturbé, nous sommes maintenant mieux capables d'adapter nos services avec les ambulanciers et policiers. Il y a une évolution positive dans les services que nous offrons », ajoute Marie-France Beauregard du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

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