Libération conditionnelle refusée à Mario Cyr

Mario Cyr s'est encore vu refuser une libération... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

Mario Cyr s'est encore vu refuser une libération conditionnelle.

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Reconnu coupable des meurtres d'un commerçant et d'un revendeur de drogue, commis en 1984 à Sherbrooke, Mario Cyr s'est encore vu refuser toute remise en liberté conditionnelle.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a refusé à l'homme, maintenant âgé de 60 ans, des permissions de sortie avec escorte, une semi-liberté prélibératoire ainsi que sa libération conditionnelle prélibératoire.

Mario Cyr a été condamné à la prison à vie pour avoir tué le commerçant Stanley Binette dans l'ouest de Sherbrooke en mai 1984 et un trafiquant de drogue en mars de la même année. Cyr a essuyé des refus des libérations conditionnelles en 2010, 2012, 2014 ainsi qu'en 2015.

L'épicier Binette rentrait chez lui après sa journée de travail lorsque Cyr et un complice ont foncé dans son véhicule. L'homme qui tentait de se sauver a voulu se réfugier dans une résidence de la rue Lisieux. Cyr et son complice l'ont suivi et ont tiré deux coups de fusil.

En mars de cette même année, Mario Cyr avait comploté avec son frère pour voler l'argent d'un revendeur de drogue. Une fois que l'homme a avoué où se trouvait sa cachette sous la menace d'un couteau, Cyr l'a abattu.

Cyr a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans pour le meurtre au premier degré du revendeur de drogue. Pour le meurtre de l'épicier, Cyr avait été reconnu coupable d'un meurtre au deuxième degré.

Criminalité « persistante et aggravante »

Le détenu a toujours nié avoir perpétré ces crimes. Son équipe de gestion de cas qualifie sa criminalité de « persistante et aggravante ».

Un dossier a été soumis en septembre au directeur des poursuites criminelles et pénales pour une affaire d'extorsion et de harcèlement criminel. Cyr aurait engagé un détective privé afin qu'il rencontre un ancien enquêteur de la Sûreté du Québec pour lui demander de rédiger une déclaration sous serment pour le disculper. Il aurait publié une information mensongère sur les médias sociaux voulant que les policiers aient tenté d'éliminer cet enquêteur et l'aient laissé pour mort dans une carrière.

« La Commission ne relève aucun changement significatif observable et mesurable d'importance qui aurait pu avoir un effet réducteur sur votre risque de récidive. Vos principaux facteurs contributifs requièrent toujours un besoin élevé d'amélioration. Vos niveaux de responsabilisation, de motivation et de réinsertion sociale sont évalués à faibles. La Commission est d'avis que votre plan de sortie est prématuré et irréaliste puisque ne tient pas compte de vos besoins, de vos capacités et de votre cote de sécurité », explique la CLCC qui juge le risque de récidive de Mario Cyr inacceptable pour la société.

Pour en venir au refus, la CLCC a aussi pris en considération les représentations écrites faites par Cyr où il fait preuve « de dénigrement et même d'hostilité » envers son agente de libération conditionnelle.

« Vous l'accusez de dénigrement et même d'hostilité envers votre agente de libération conditionnelle. Vous l'accusez d'utiliser le mensonge et la manipulation d'informations pour retarder votre élargissement en collectivité », explique la CLCC dans sa décision qui rappelle que Cyr a aussi écorché au passage l'agente d'information et l'Aînée autochtone ainsi que le système carcéral canadien dans son ensemble.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer