Un infirmier sherbrookois en action en Haïti

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L'infirmier Patrick Raymond compte plusieurs missions humanitaires à son actif. Le printemps dernier, il s'est rendu dans des camps de réfugiés, en Tanzanie. Il s'est également rendu au Népal à la suite du puissant séisme survenu en avril 2015.

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(Sherbrooke) Ayant parcouru plusieurs points chauds sur la planète, l'infirmier sherbrookois Patrick Raymond se retrouve pour la toute première fois en Haïti avec la Croix-Rouge canadienne. Ce samedi, lui et ses collègues doivent quitter Port-au-Prince pour Jérémie, dévastée par l'ouragan Matthew. Les convois risquent de faire face à une population hostile lors du déplacement. « On veut leur montrer que la Croix-Rouge est là pour les aider. »

Les images rapportées par les médias sont désolantes : les gens n'ont plus de toit et peinent à se nourrir. Selon l'ONU, environ 1,5 M de personnes ont besoin d'assistance.

Le travailleur humanitaire s'activait à préparer son équipe, vendredi, au déplacement prévu.

« Je vais être dans le feu de l'action dès demain (ce samedi) », lance-t-il au bout du fil.

Le convoi comptera plusieurs véhicules; en se déplaçant à plusieurs, l'équipe tentera de décourager les gens qui seraient tentés de les voler. Les risques sont grands. Des médias rapportent que deux semaines après le passage destructeur de l'ouragan, la colère se fait sentir; des convois humanitaires ont été bloqués par des barricades ou encore pillés.

« Il y a des convois humanitaires qui se sont fait sévèrement voler », rapporte celui dont le mandat sera d'environ quatre semaines.

« Quand tu arrives dans un barrage avec des gens désespérés, il faut agir de la bonne façon. » Si cela survient, le travailleur humanitaire n'en sera pas à sa première expérience du genre.

Comment prépare-t-on les gens à faire face à de telles éventualités? « On va partir dans l'idée que ça va arriver. Je vais leur laisser ruminer cette idée-là, que peut-on faire pour mettre en place des mécanismes afin de minimiser les impacts? répond-il. Il note que les membres du convoi devront rester alertes et ne pourront sortir des véhicules en aucun moment.

Le Sherbrookois est arrivé à Port-au-Prince au début de la semaine et pour des raisons de logistique, il a dû se rendre à Santo Domingo, en République dominicaine. La Tribune l'a joint par téléphone à Port-au-Prince vendredi, où il se préparait à repartir pour Jérémie.

« Dans la région de Grande-Anse, où la tornade a passé, c'est rasé. Il n'y a plus un mur qui tient debout », lui a-t-on rapporté.

Le Sherbrookois avait peu dormi. Le plus gros défi qui l'attend samedi? « Je veux juste que mon équipe arrive sans embûche, lance le père de deux enfants. Les risques sont élevés, il faut bien les calculer (...) J'essaie de ne pas trop penser à long terme, car ça change très rapidement. »

Là-bas, Patrick Raymond s'occupe de la logistique, notamment en ce qui concerne la sécurité et les transports. Le but ultime est de pouvoir soigner la population à l'aide de cliniques mobiles. « On va aller chercher les gens, plusieurs fois par semaine. Il y a beaucoup de blessures qui se sont infectées, illustre-t-il. « Je dois m'assurer que les cliniques mobiles se fassent sans embûches », lance-t-il en ajoutant que l'organisation fait une différence là-bas. Il accompagnera ses collègues tous les jours et, au besoin, il dialoguera avec la population agitée.

Patrick Raymond compte plusieurs missions humanitaires à son actif. Le printemps dernier, il s'est rendu dans des camps de réfugiés, en Tanzanie. Il s'est également rendu au Népal à la suite du puissant séisme survenu en avril 2015.

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