La Résidence Murray soulève encore de l'opposition

Pas moins de 140 citoyens ont assisté mercredi... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Pas moins de 140 citoyens ont assisté mercredi soir à une assemblée de consultation sur le projet d'agrandissement de la Résidence Murray. Joseph Franchomme, qui fait partie du comité de défense du patrimoine de la rue Murray, a fait valoir que selon lui, le projet est trop gros pour le terrain où il doit être érigé.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Malgré ses deux étages de moins en façade, la nouvelle version du projet d'agrandissement de la Résidence Murray, dans l'est de la ville, ne convainc visiblement pas ses plus farouches opposants.

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Pierre Chapdelaine

Pas moins de 140 citoyens se sont déplacés à une assemblée de consultation de la Ville de Sherbrooke, mercredi soir, et plusieurs d'entre eux ont pris la parole pour dire combien ce projet s'intègre mal, selon eux, dans l'environnement de la petite rue Murray.

« Je suis favorable à la présence de personnes âgées en face de chez moi, mais ce projet est beaucoup trop gros pour l'endroit où vous voulez l'ériger. Le nouveau projet ne règle pas le problème, au contraire, il occupe une plus grande superficie », a réagi Joseph Franchomme, du comité de défense du patrimoine de la rue Murray, qui a été le premier à prendre la parole après une présentation étoffée du projet par le promoteur, une architecte, un urbaniste, la directrice de la résidence et un fonctionnaire de la Ville de Sherbrooke.

« Est-ce que le fait de vouloir répondre aux besoins évidents de logements pour personnes âgées doit se faire au détriment d'une rue patrimoniale, grâce au pouvoir discrétionnaire par lequel les urbanistes dérogent aux règlements établis pour les autres résidents de ce secteur? » a lancé M. Franchomme.

Le propriétaire de la Résidence Murray Pierre Chapdelaine avait répété d'entrée de jeu que cet agrandissement est la seule façon d'assurer l'avenir à moyen et à long terme de son établissement.

« Les résidences pour aînés de petite taille vont toutes disparaître sous l'effet des nouvelles réglementations et du coût des services qu'il faut offrir aux résidents », a-t-il insisté.

Avec ce projet, il veut ajouter 50 logements aux 92 unités existantes, dans trois bâtiments de six, quatre et trois étages, plutôt que les sept étages précédemment dévoilés l'été dernier.

«Est-ce que 662 signatures seront suffisantes pour convaincre que ce second projet satisfait les critères d'acceptabilité sociale?»


Plusieurs citoyens se sont dits préoccupés par la circulation accrue qu'entraînerait cet agrandissement, par l'intégration des bâtiments dans ce quartier patrimonial et par le risque d'affecter la mixité sociale en accueillant un si grand nombre de personnes âgées. 

Sur la question de la circulation et du stationnement, le promoteur a expliqué qu'il prévoyait ajouter 16 espaces de stationnement intérieur et que puisque sa clientèle a peu ou pas d'automobile et qu'elle reçoit peu ou pas de visiteur, « on va enlever des véhicules de la rue avec ces 16 emplacements ».

Une autre citoyenne Danielle Simard a réclamé une étude d'impacts à ce propos en rappelant que plus de personnes âgées dans une résidence signifie sans doute plus de transport adapté, plus de taxis, plus de livreurs de pharmacie et plus de visites de travailleurs sociaux.

Richard Baron, qui s'était clairement prononcé contre le projet initial et qui a changé son fusil d'épaule depuis, a voulu déposer une pétition de 662 noms en faveur du projet. 

« C'est un dépôt qui fait clairement la démonstration que les voisins opposants parlent en leur nom mais pas au nom de tous les citoyens du quartier Est. Si 156 signatures ont été suffisantes pour faire opposition à un projet qui avait pourtant obtenu une résolution unanime du comité consultatif d'urbanisme, est-ce que 662 signatures seront suffisantes pour convaincre que ce second projet satisfait les critères d'acceptabilité sociale? », a-t-il demandé.

Ce projet qui nécessite une dérogation au règlement concernant la marge de recul des bâtiments doit recevoir l'aval des élus. Il sera éventuellement susceptible d'approbation référendaire.

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