Deux jours de plus pour le projet pilote

La Ville de Sherbrooke se donne deux journées... (Spectre Média, René Marquis)

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La Ville de Sherbrooke se donne deux journées de plus pour évaluer le projet pilote de piste cyclable sur le pont Jacques-Cartier avant d'y mettre un terme vendredi soir.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) La Ville de Sherbrooke se donne deux journées de plus pour évaluer le projet pilote de piste cyclable sur le pont Jacques-Cartier avant d'y mettre un terme vendredi soir.

La décision a été prise mercredi soir, alors que le flot de circulation à l'heure de pointe de fin de journée s'était nettement amélioré par rapport à lundi dernier.

« Nous avons modifié le phasage des feux de circulation et nous avons redonné deux voies aux automobilistes à la sortie du pont, à l'approche de l'intersection du boulevard Jacques-Cartier Sud et de la rue Denault », explique la directrice du Service des infrastructures urbaines, Caroline Gravel.

Ces deux mesures ont eu pour effet d'améliorer grandement la fluidité de la circulation sur Jacques-Cartier Sud, estiment les services municipaux. De fait, à l'heure du retour à la maison mercredi, la traversée du pont se faisait tout à fait normalement, a pu constater La Tribune, et ce même si les grands chantiers routiers sont encore en place sur de Portland et sur Bourque notamment.

« Après avoir effectué ces ajustements, la Ville de Sherbrooke souhaite maintenant comptabiliser les données de circulation sur le boulevard Jacques-Cartier Sud pendant quelques jours afin d'avoir un portrait réel de la situation. Comme le flot de circulation du jeudi et du vendredi est souvent différent du reste de la semaine, la Ville de Sherbrooke prolongera le projet pilote jusqu'à vendredi soir », peut-on lire dans le communiqué.

Rappelons que ce projet a été lancé jeudi dernier pour une durée initiale d'un mois. Il consiste à retrancher une des deux voies du pont en direction sud (vers l'Université de Sherbrooke) pour aménager un lien cyclable bidirectionnel pour les vélos. Sauf que devant les problèmes majeurs de files d'attente à l'heure de pointe constatés dès les premiers soirs et la grogne des automobilistes pris dans ces embouteillages, les services municipaux et les élus ont convenu, au conseil municipal de lundi, de mettre un terme à l'expérience mercredi soir si on n'arrivait pas à rétablir une circulation plus fluide.

Un des cyclistes qui empruntent quotidiennement le pont Jacques-Cartier pour aller travailler s'est dit déçu pour sa part que le projet pilote prenne fin prématurément.

« Je conviens qu'accorder une piste cyclable ne doit pas non plus irriter les autres usagers de la route et que tout le monde doit y trouver son compte. Mais ce test aurait dû se poursuivre pendant la période prévue afin de pouvoir analyser les impacts avec lucidité et logique, sans la pression des automobilistes », réagit Philippe Duvivier, qui continuera à circuler sur le pont à bicyclette « en croisant les doigts que rien ne (lui) arrivera. »

Un autre cycliste, Luc Carrière, a salué l'initiative de ce projet pilote lundi mais a questionné la période de l'année où il a cours. « Je trouve ça extraordinaire qu'on essaie de faire quelque chose sur le pont Jacques-Cartier pour les cyclistes, mais je ne comprends pas qu'on l'ait fait à un moment où il n'y a plus de cyclistes et qu'il y a beaucoup plus de trafic. À mon avis, tout ce que ç'a fait, c'est d'augmenter l'animosité des automobilistes envers les cyclistes. »

Comme d'autres l'ont suggéré, M. Carrière estime qu'on pourrait plus accommoder facilement les différents usagers du pont Jacques-Cartier en réservant un trottoir pour les vélos et un trottoir pour les piétons, pour laisser les trois voies aux automobilistes.

L'idée d'une passerelle sous le pont séduit par ailleurs plusieurs utilisateurs, même s'il s'agit d'une option plus coûteuse.

Un lecteur de La Tribune, Benoit Séguin, se demande pour sa part pourquoi on investirait dans une passerelle alors qu'il traverse régulièrement d'une rive à l'autre dans ce secteur, en empruntant la passerelle du pont noir et le circuit cyclable de l'axe de la Magog.

« Il ne reste plus qu'à baliser le tout pour faciliter le trajet à ceux et celles qui, comme moi, veulent traverser », suggère-t-il dans un court courriel. À quoi Philippe Duvivier répond que cela reste « une belle balade à bicyclette mais non le meilleur chemin pour se rendre au travail chaque matin ».

La Ville profitera de l'hiver pour analyser les données de ce projet pilote et revenir au printemps avec une nouvelle proposition pour les cyclistes.

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