Le mouvement Québec contre les violences sexuelles prend son envol

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Le mouvement de lutte contre les violences sexuelles sur les campus semble bel et bien enclenché au Québec. Une étape de plus sera franchie, vendredi, avec le dévoilement du mouvement « Québec contre les violences sexuelles », fondé par quatre femmes, dont Mélanie Lemay, étudiante à l'Université de Sherbrooke.

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(Sherbrooke) Le mouvement de lutte contre les violences sexuelles sur les campus semble bel et bien enclenché au Québec. Une étape de plus sera franchie, vendredi, avec le dévoilement du mouvement « Québec contre les violences sexuelles », fondé par quatre femmes, dont Mélanie Lemay, étudiante à l'Université de Sherbrooke.

Ariane Litalien, Kimberley Marin et Linda Vaillancourt sont, aux côtés de Mélanie Lemay, les cofondatrices de ce groupe.

Une stratégie gouvernementale en matière de lutte aux violences sexuelles est attendue depuis au moins trois ans, et Québec continue de se faire attendre, ce que Mélanie Lemay déplore grandement. « On trouve ça dommage... Pourquoi n'y a-t-il pas de plan qui va spécifiquement mettre en place quelque chose? »

Elle rappelle d'ailleurs à ce sujet que le gouvernement du Québec avait adopté en 2001 des orientations gouvernementales en matière d'agressions sexuelles.

Celle qui a été agressée alors qu'elle était au cégep était à Tout le monde en parle, dimanche, aux côtés d'Ariane Litalien, afin d'aborder cette question.

Parallèlement, on apprenait ce week-end que des agressions étaient survenues aux résidences de l'Université Laval à Québec.

Le groupe réclame des standards pour encadrer la réponse des institutions postsecondaires lorsque des plaintes de violence sexuelle sont déposées.

Actuellement, les façons de faire peuvent varier grandement d'une institution à une autre. Or, quand de telles histoires surviennent, la réponse et l'accompagnement offerts aux victimes dans les 24 premières heures vont influencer leur rétablissement, souligne Mélanie Lemay.

« Il n'y a pas de politique claire, c'est vraiment au bon vouloir de chaque université. » Leurs revendications touchent les établissements d'enseignement postsecondaires, soient les universités et les cégeps.

Le groupe réclame aussi du financement pour soutenir des mesures de prévention et de sensibilisation. L'éducation doit commencer tôt. « Ce serait important de le faire dès la petite enfance », souligne-t-elle. « On aurait besoin d'une meilleure prévention grand public », renchérit-elle. La militante estime que la responsabilité du financement est celle du gouvernement, puisqu'il s'agit d'un problème social.

Dans les revendications diffusées sur leur site, le groupe estime que le gouvernement ne reconnaît pas les abus sexuels « vécus chez les hommes comme étant un problème de santé publique », « vu l'absence de sources de financement pour les organismes venant en aide aux hommes victimes d'abus sexuels ».

Le groupe souhaite aussi un meilleur maillage entre les établissements et les organismes communautaires, qui ont développé une importante expertise. « Ça prend une bonne expérience terrain pour avoir l'empathie nécessaire pour interagir avec la victime », indique celle qui remet en cause l'attitude des policiers qu'elle a rencontrés lorsqu'elle a été victime d'une agression. La jeune femme ne s'est finalement jamais rendue jusqu'à la plainte formelle.

Le lancement du mouvement social Québec contre les violences sexuelles aura lieu officiellement vendredi, lors d'un point de presse au campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke.

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