De nouvelles craintes pour Raif Badawi

Les séances de flagellation pourraient reprendre sous peu... (La Presse canadienne)

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Les séances de flagellation pourraient reprendre sous peu pour le blogueur Raif Badawi.

La Presse canadienne

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(Sherbrooke) Le blogueur saoudien Raif Badawi pourrait de nouveau être flagellé, a fait savoir lundi la Fondation Raif Badawi pour la liberté.

Selon l'organisme, « les coups de fouet reprendraient à l'intérieur de la prison » en Arabie saoudite.

« De source sûre, nous avons appris aujourd'hui une triste nouvelle, à savoir que le gouvernement saoudien allait reprendre les séances de flagellation à l'encontre de Raif Badawi », peut-on lire dans un communiqué émis sur le site de la fondation.

La directrice de la fondation, Evelyne Abitbol, dit craindre que la flagellation reprenne à tout moment. Le blogueur serait très inquiet. « Raif a très mal aux reins, il a des pierres aux reins. Il a déjà des douleurs terribles, sa santé n'est pas forte », souligne Mme Abitbol à propos des dernières informations obtenues.

Cette nouvelle épée de Damoclès survient alors que la conjointe du blogueur, Ensaf Haidar, vient de s'envoler pour Francfort, en Allemagne, où elle doit remettre un prix portant le nom de son mari, en plus de participer à un salon du livre là-bas.

Ces nouvelles informations suscitent plusieurs questions qui demeurent sans réponse.

Selon la fondation, les coups de fouet seraient administrés à l'intérieur de la prison et non pas dans un endroit public. « C'est la même source qui nous avait prévenus que les coups de fouet auraient lieu le vendredi 9 janvier 2015 publiquement et devant la mosquée, à Djeddah. »

Raif Badawi est emprisonné depuis 2012 pour des propos qu'il a tenus sur son blogue, qui prônaient une plus grande ouverture au sein du régime saoudien. Il a écopé d'une peine de 1000 coups de fouet, qui devaient être administrés par intervalle.

Une première séance de flagellation a eu lieu en janvier 2015, mais elle n'a jamais repris par la suite.

Il a aussi été condamné à 10 ans de prison, une interdiction de quitter le pays et une amende de près de 300 000 $. Un peu partout sur la planète, des organisations et des militants se mobilisent pour obtenir sa liberté.

Sa femme Ensaf Haidar et ses trois enfants habitent à Sherbrooke.

Mireille Elchacar, agente de développement régional en Estrie chez Amnistie internationale, ne pouvait pas en dire plus lundi soir. « On n'a pas d'information avec le décalage horaire », a-t-elle indiqué en soulignant que l'organisation tentait de vérifier l'information.

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