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Compétition d'aviation: Sherbrooke sera l'hôte d'un Challenge Dragonfly

Une douzaine de pilotes ont participé à l'événement-pilote... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Une douzaine de pilotes ont participé à l'événement-pilote du futur Challenge Dragonfly de Sherbrooke, samedi, à l'aéroport de Sherbrooke. À bord de son Supercob expérimental qu'il a construit lui-même, Olivier Marois, de Saint-Eustache, a notamment remporté l'épreuve d'atterrisage de précision en déposant les roues avant de son engin à moins d'un mètre de la ligne de référence.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) L'aéroport de Sherbrooke sera le théâtre d'une toute nouvelle compétition d'aviation de type « Dragonfly » à compter de l'automne 2017, une première au Canada, a appris La Tribune.

Un événement-pilote fermé au public s'est déroulé samedi afin de permettre aux organisateurs de bien se préparer en vue de la première édition, prévue le mois d'octobre de l'an prochain. Une douzaine de pilotes étaient présents pour participer aux quatre épreuves de la compétition, soit l'atterrissage de précision, l'atterrissage et le décollage courts, le décollage court et le largage (voir ci-dessous).

« C'est pour tester la logistique. On fait comme si c'était un vrai événement, mais ce sont des volontaires qui veulent participer à son perfectionnement et qui font ça pour le plaisir. C'est important lorsqu'on lance un nouvel événement de bien commencer et ça va nous permettre de lancer la première édition en ayant déjà l'équivalent d'une année d'expérience derrière nous », explique le directeur de l'aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet.

Deux autres épreuves du genre existent en Amérique du Nord, la plus populaire étant celle de Valdez, en Alaska, qui attire des milliers de personnes pour observer les prouesses d'une quarantaine de pilotes chaque année depuis 13 ans. Une autre compétition semblable a lieu au Texas.

« Il y aussi plusieurs autres plus petites compétitions, mais nous on veut faire ça un peu plus gros et je pense qu'on pourrait attirer beaucoup de gens », souligne le Drummondvillois Jean-François Sills.

Passionné d'aviation depuis près de 30 ans et instigateur du futur Challenge Dragonfly de Sherbrooke, ce dernier espère voir l'événement rapidement prendre de l'ampleur au cours des prochaines années et ne cache pas qu'il souhaite obtenir le même succès à Sherbrooke à long terme.

« Aux États-Unis, c'est gros. Ce serait bien éventuellement de pouvoir organiser un championnat avec différents aéroports comme les autres sports motorisés le font. Avec les années, les pilotes raffinent leur méthode, améliorent leurs tactiques et vont même jusqu'à concevoir des avions spécialisés pour ce type d'événement. J'aimerais bien ça qu'avec le temps on puisse amener ça à ce niveau », s'emballe-t-il.

« Ce qui est le fun, c'est que tu n'as pas à être un expert ou un passionné d'aviation pour apprécier l'événement, ajoute Jean-François Ouellet. Ça peut devenir un rendez-vous annuel drôlement intéressant et on veut que Sherbrooke soit le berceau de ce type d'événements, qu'elle soit la référence en la matière au Canada. »

Le pilote de Saint-Eustache Olivier Marois a remporté l'épreuve de l'atterrissage de précision en déposant les roues de son Supercob expérimental à moins d'un mètre de la ligne de référence et compte bien être de la compétition officielle l'an prochain.

« J'ai toujours aimé ça les atterrissages et décollages courts. C'est comme faire du motocross pour moi, c'est un gros rush d'adrénaline et j'aime ça, j'en mange! C'est un sport motorisé extrême et je trouve ça super bien qu'il y ait une compétition. Il faut piloter l'avion à son plus lent tout en étant en mesure de rester en vol et le faire atterrir à un point précis. Faire décoller un avion c'est facile et tout le monde pourrait le faire après une demi-heure de pratique, mais le faire atterrir, c'est beaucoup plus difficile. Il faut gérer la vitesse, mais aussi le vent, l'inertie de l'avion. C'est un bon défi. »

«On le veut»

Le directeur de l'aéroport aimerait également que l'événement contribue à « dynamiser » et à démocratiser » les infrastructures situées à Cookshire-Eaton non loin d'East Angus.

« Quand on parle d'un événement unique au Canada, d'unicité, c'est certain qu'on le veut. Ultimement, on espère des retombées pour la région, mais on veut aussi dynamiser l'aéroport, le faire connaître et le démocratiser. Un événement comme ça vient aider en ce sens. C'est encore surprenant le nombre de personnes qui ne savent pas qu'il y a un aéroport à Sherbrooke, même si on peut y faire atterrir un Boeing 737. »

Les quatre épreuves du Challenge Dragonfly

Décollage court

Le pilote qui décolle le plus rapidement à partir d'une ligne de référence est déclaré gagnant.

Décollage et atterrissage court

À partir d'une ligne de référence, la distance parcourue avant que les roues ne quittent le sol est additionnée à la distance requise lors de l'atterrissage et le pilote ayant le plus bas total remporte l'épreuve.

Atterrissage de précision

Le pilote qui dépose les roues avant de son avion le plus près de la ligne de référence pour entamer l'atterrissage est déclaré gagnant.

Largage

À l'image des bombardiers de la Première Guerre mondiale où un passager ou le pilote devait larguer une bombe personnellement à partir de l'avion, un passager ou le pilote doit larguer à partir d'une hauteur de 200 pieds un sac de farine le plus près possible du centre d'une cible.

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