Une marche pour un registre des délinquants sexuels

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Une marche en faveur de l'établissement d'un registre des délinquants sexuels aura lieu ce samedi à Sherbrooke, à laquelle les organisateurs espèrent réunir plus de 200 participants.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Une marche en faveur de l'établissement d'un registre des délinquants sexuels aura lieu ce samedi à Sherbrooke, à laquelle les organisateurs espèrent réunir plus de 200 participants.

Baptisée Marche blanche, cette manifestation, qui se veut pacifique, vise à faire pression sur les gouvernements afin qu'ils acceptent de créer un registre public des délinquants sexuels au Québec.

La départ de la marche aura lieu à 13 h, au parc Strathcona, situé devant l'hôtel de ville de Sherbrooke, et prendra fin devant les bureaux du député de Sherbrooke, Luc Fortin, situés au 1650, rue King Ouest, face à la rue Bryant. Les participants sont invités à porter un chandail blanc.

L'instigatrice de cette démarche, Sophie Dupont, espérait profiter de la tenue d'une Marche blanche à Sherbrooke pour rencontrer le député Fortin, mais elle dit avoir essuyé deux refus de la part de son personnel. Elle dit toutefois avoir obtenu l'assurance que le député caquiste de Drummond, Sébastien Schneeberger et le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu seront présents tout au long de la marche.

Des marches similaires ont eu lieu au cours des dernières semaines à Québec ainsi qu'à Chibougamau.

Mme Dupont dit que des citoyens sherbrookois l'ont contactée afin qu'une Marche blanche se tienne à Sherbrooke après qu'on eut appris qu'un des délinquants sexuels les plus connus de la région, Rénald Côté, habitait maintenant le centre-ville de Sherbrooke.

«Dès que la nouvelle du déménagement de Rénald Côté a été connue, dit-elle, j'ai reçu une demande. Les gens sont inquiets. Et ils sont aussi désabusés du système actuel qui ne protège pas efficacement nos enfants. Un registre public permettrait de savoir qui est son voisin, qui on côtoie. Est-ce qu'on est à risque en faisant entrer une personne telle que notre voisin? On crée des liens parfois avec nos voisins, mais sans savoir nécessairement qui ils sont... Avec un registre public, on serait mieux outillé pour les reconnaître. Les policiers ne peuvent pas être présents partout à la fois... Notre démarche en est une de prévention», soutient Mme Dupont, dont la croisade l'a amenée à déposer une pétition de 68 300 noms à l'Assemblée nationale en 2007.

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