Le prix de l'essence bondit

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En l'espace de 24 heures, le prix du litre d'essence ordinaire est passé de 108,9 cents à 112,9 cents et jusqu'à 115,9 cents dans certains quartiers de la ville.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Pendant que le prix du baril de pétrole reculait de 61 cents sur les marchés financiers, les stations-service de la grande région de Sherbrooke s'en sont donné à coeur joie, jeudi, en augmentant le prix du litre d'essence ordinaire de 5 à 7 cents et de 9 à 11 cents du litre d'essence supérieure. En moins de 24 h, le prix du litre d'essence ordinaire est donc passé de 108,9 cents à 112,9 cents et jusqu'à 115,9 cents dans certains quartiers de la ville.

Une hausse d'autant plus difficile à avaler que le « prix réaliste » établi par CAA-Québec était toujours fixé à 109,9 cents du litre jeudi. Le prix du litre ordinaire n'avait pas bougé depuis la mi-avril lorsqu'il était passé de 0,99 cent à 108,9 cents.

Pour les automobilistes obligés de faire le plein, la seule consolation résidait dans le fait que, pour une rare fois, il était possible de « magasiner » son essence, plutôt que d'avoir à payer un prix uniforme dans toutes les stations-service.

Cela n'a toutefois pas empêché plusieurs d'entre eux de fustiger à la fois les pétrolières et les gouvernements pour cette hausse marquée, à laquelle on ne peut rattacher aucune justification économique.

« Ils jouent avec nous comme c'est pas possible, je n'en reviens pas, pestait Nathalie Ménard, de Sherbrooke, en faisant le plein de sa Nissan Sentra. Un jour le prix est correct, mais le lendemain ils nous augmentent ça de façon incroyable. Tu ne sais plus à quoi t'attendre. Pendant ce temps, ton salaire n'augmente pas... Tu ne sais plus comment gérer ton portefeuille. Je suis une mère monoparentale avec deux enfants et j'arrive pile chaque mois. Ça va être quoi au mois de janvier? » se demandait-elle avec colère.

À la pompe voisine, Bernard Maillé, lui aussi de Sherbrooke, était tout aussi furieux. Selon lui, les pétrolières ne sont pas les seules à blâmer dans cette hausse soudaine et brutale du litre d'essence.

« On vit dans un gouvernement de dictateur, a-t-il lancé sans la moindre retenue. Il ne faut pas oublier que chaque fois que le prix augmente, ils s'en mettent plein les poches. En plus, ils viennent de nous imposer une taxe carbone. Cette augmentation-là, c'est surement pour payer la taxe carbone », ajoutait-il avec dépit.

Même si elle considère elle aussi cette hausse « exagérée », Dominik Sévigny, de Sherbrooke, semblait pour sa part moins portée à identifier un coupable.

« Comme je n'utilise pas beaucoup ma voiture, ça m'affecte un peu moins, disait-elle, mais c'est quand même de l'argent en moins que je n'ai pas pour magasiner », soulignait la jeune automobiliste.

À titre de comparaison, dans les régions limitrophes à l'Estrie, le prix du litre d'essence ordinaire se vendait 114,9 cents en Montérégie jeudi, alors que le « prix réaliste » dans cette région est de 111,1 cents. Au Centre-du-Québec, le prix moyen était de 112,9 cents, comparativement à un « prix réaliste » de 106,8 cents.

Dans les régions où le prix moyen est supérieur au « prix réaliste », CAA-Québec recommande aux automobilistes de limiter ou de retarder leur achat de carburant.

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