Une étudiante côtoie la ministre Bibeau

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Étudiante à l'Université Bishop's, Gesley Latonio a pu côtoyer la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, dans le cadre de la Journée internationale de la fille.

Spectre Média, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Malgré les progrès réalisés en matière d'équité homme-femme, Gesley Latonio croit qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce domaine. Surtout lorsqu'il est question de la présence des femmes dans les sphères de pouvoirs que sont les conseils d'administration, les postes de direction ou encore les conseils des ministres.

C'est dans cet esprit, et avec l'objectif ferme de faire partie un jour de ses femmes de pouvoir que l'étudiante de l'Université Bishop's a décidé de passer la journée de mercredi en compagnie de la ministre du Développement internationale et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, à l'occasion de la Journée internationale des filles.

Par l'intermédiaire de l'organisme Plan international Canada, la jeune femme âgée de 21 ans a ainsi pu côtoyer la ministre Bibeau et se familiariser quelque peu avec les responsabilités et les exigences que requiert la vie politique.

« En tant que fille, si je veux un jour occuper un poste de pouvoir, je crois qu'il est important que je sois en contact avec quelqu'un qui est au pouvoir, comme la ministre Bibeau, raconte l'étudiante originaire de Colombie-Britannique. Au même titre qu'une fille qui veut devenir médecin doit être en contact avec une femme médecin pour voir réellement comment cela se passe. Dans mon cas, le fait de passer quelque temps avec Mme Bibeau m'a donné beaucoup de confiance et m'a convaincue de poursuivre ma démarcher », de dire celle qui entend faire carrière dans le monde des médias.

Si elle reconnaît que les femmes sont aujourd'hui plus nombreuses que les hommes dans les salles de nouvelles, cela n'est toujours pas le cas en ce qui concerne les postes de direction, corrige-t-elle.

« Je sais que dans les conseils d'administration des médias, il y a moins de femmes que d'hommes qui prennent les vraies décisions. Moi, c'est là que je veux être. Il y a des femmes dans les médias, mais est-ce qu'il y a suffisamment de femmes de couleurs ou de diverses origines. Si le Canada est une société diversifiée, cela doit se refléter dans les médias et là où se prennent les décisions », ajoute la jeune femme née de parents philippins.

En adoptant en 2012, une résolution faisant du 11 octobre la Journée internationale de la fille, l'ONU a voulu mettre en lumière « ce groupe démographique précieux » qui représente 1,1 milliard d'humains dans le monde.

Tout en souscrivant aux propos de sa jeune protégée, la ministre Bibeau a incité celle-ci à poursuivre ses objectifs en mettant l'accent sur la nécessité de se créer un réseau de connaissances qui l'aideront dans son cheminement.

« Le message le plus important que j'ai pour les jeunes, et en particulier pour les jeunes femmes, c'est impliquez-vous! Soyez membre de différents comités, faites du bénévolat, que ce soit dans les sports, les arts, etc. C'est ce qui fait qu'une personne devient un leader, en s'impliquant. »

Où est l'équilibre entre liberté et sécurité?

Les pouvoirs publics peuvent-ils lutter efficacement contre la menace terroriste tout en préservant les droits et libertés individuelles garantis par la Constitution canadienne?

Les enjeux entourant la sécurité nationale seront au coeur des échanges prévus ce mercredi après-midi à l'agora du Carrefour de l'information de l'Université de Sherbrooke, dans le cadre des consultations publiques entourant la Loi antiterroriste C-51.

Placée sous l'égide de l'École de politique appliquée de l'UdeS, cette consultation a pour but de connaître l'opinion et les idées des citoyens en matière de sécurité nationale.

Avant son adoption en mai 2015, le projet de loi C-51 avait fait l'objet de nombreux débats compte tenu des risques liés à l'atteinte des droits et libertés individuels.

La Loi accorde en effet plus de pouvoirs au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) pour contrecarrer de présumés complots terroristes, de même que dans la cueillette d'information. Elle accroit en outre l'échange d'information de sécurité entre organisations et agences fédérales en plus d'élargir la portée des interdictions de vol ainsi que le caractère criminel du fait d'encourager la perpétration d'un acte terroriste.

La Loi antiterroriste facilite également l'obtention par la Gendramerie royale du Canada (GRC) d'une ordonnance de garder la paix pour restreindre les mouvements d'un suspect et prolonger les détentions préventives.

La consultation publique de mercredi fait suite à l'une des promesses des libéraux de soumettre la Loi à l'appréciation des citoyens, a rappelé la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau.

« L'objectif (de cette consultation), c'est de réviser ultimement la Loi C-51 sur la lutte contre le terrorisme, a indiqué Mme Bibeau. La question que l'on pose aux citoyens est de savoir où est l'équilibre entre les libertés individuelles et la sécurité publique en fonction de nos valeurs? C'est ce que le ministre (de la Sécurité publique Ralph) Goodale nous a demandé d'aller chercher auprès de nos concitoyens, afin que, par la suite, on puisse prendre des décisions représentatives des valeurs canadiennes », a-t-elle précisé.

La consultation sera animée par le professeur David Morin, qui est également vice-doyen aux études supérieures et affaires internationales et codirecteur de l'Observatoire sur la radicalisation et l'extrémisme violent.

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